...

ALTERS ECHOS est le journal de l’Alternative en Midi Pyrénées.

Il existe depuis février 2006.

 

Le journal ouvre ses colonnes aux adhérents de l’Alternative, mais pas seulement. Ainsi, le journal se trouve au carrefour d’une grande diversité d’opinions qui ne font pas nécessairement l’unanimité. Ces débats existent tant à l’AMP que dans les colonnes du journal.

 

Le journal  fait 12 pages ! A chaque numéro un dossier: Culture, LGV. Bientôt Paysans, violence/non violence... Ci-dessous, d’autres textes. Ils émanent des adhérents et n’engagent donc que leurs auteurs.

le n°25 est sorti le 16 juin!

  AltersEchos-25.jpg

 

Pollinisation 


Insecticides et maladies ont œuvrés : la Californie doit faire face à un déclin massif de sa population d’abeilles. Pour aider à polliniser ses cultures elle en importe désormais d’Australie. La mondialisation s’opère là aussi...

Plus que jamais, c’est deux visions du monde paysan qui s’opposent. D’une part l’uniformisation au profit des plus puissants. D’autre part, la souveraineté alimentaire possible grâce à une agriculture familiale, paysanne et durable qui peut nourrir le monde. L’OMC, par P Lamy, impose les intérêts du libéralisme (p.3). : «  le commerce intercontinental est le seul moyen de corriger les crises alimentaires, en affectant aux  terres de pénuries  les surplus des terres d’abondance. En vertu de quoi le locavore est un égoïste qui refuse de partager l’abondance ». Mondialiser l’agriculture... Ainsi, il défend aussi un phénomène en pleine expansion. En Afrique et en Asie, des Etats ou des fonds d'investissement privés s'emparent de milliers d‘hectares de terres exploitables hors de leurs frontières. Selon l’ONU, 50 millions d‘hectares de terres étaient achetées ou louées par des capitaux étrangers en 2009. Combien depuis...? En Ethiopie, la terre se loue 10 dollars par hectare... Il s’agit de plus en plus d'investissements spéculatifs. Les prix des matières premières agricoles flambent... Comme toujours, les paysans sont perdants: des salaires très bas, et surtout, les méthodes sont celles de l'agriculture intensive. Elles engendrent l'exode rural.

Les paysans souffrent ainsi que les terres. Et si la sécheresse actuelle permet ici à nouveau - ou enfin - d'entendre des mots comme « entraide » et « solidarité » entre agriculteurs notamment entre céréaliers et éleveurs, ne soyons pas dupes ! Ces belles paroles s'arrêteront dès qu'il sera question de pognon ! 

Dans les pseudos aides aux pays du Sud où l'on approvisionne les populations avec des denrées de mauvaise qualité à prix bradés, il n'est question que d'argent et non pas de développement de l'agriculture locale. En Europe où sévit une politique agricole dite commune, il y aurait aussi beaucoup à dire et à revoir avec l'exemple de la Roumanie (p 7)

Mais des paysans résistent, s’organisent: au Pays Basque, l’Euskal Herriko Laborantza Ganbara  propose l’alternative face aux agro industriels, aux lobbies des pesticides... Une chambre d’agriculture « alternative » ou des paysans qui arrivent à s’occuper d’eux-mêmes (p.5)

En Inde dans le Maharashtra, des paysans se révoltent pour conserver leurs terres livrées à Areva pour la plus grande centrale nucléaire du monde. Dans l’Uttar Pradesh, plusieurs milliers de fermiers s’opposent à un projet d’autoroute qui réquisitionne leurs terres aussi. Au Sud, c’est du Bénin que vient une alternative. Le projet Songhai, lui, fait revenir des paysans à la terre. (p 8)

Au Cameroun, les petits producteurs sont réprimés alors qu’ils veulent manifestent pour la défense de leurs droits. (p 9)

C’est bien de démocratie dont il est fondamentalement question... Des bureaux opaques de l’OMC à Genève aux rues de Yaoundé ou Bayonne.

La question démocratique est plus que jamais criante. Le vent s’est levé dans les pays arabes. La pollinisation du mouvement des révoltes dans le monde arabe s’opère maintenant de ce côté de la Méditerranée. Espérons que nous n’en soyons pas réduits à la disette californienne.

 

Alters Echos

 

Lieux de diffusion du journal

 31 Haute Garonne:

Toulouse: Cinéma Utopia 24, rue Montardy ; Librairie Presse St Etienne 64, rue de Metz; Librairie Floury 36, rue de la Colombette ;  Tabac Presse 11 Place Patte d'Oie ;  Bar Le bijou 123 avenue de Muret ; Restaurant Chez Ferdinand 14 rue de l'Etoile ; Brin d'herbe 24 Place Dupuy ; Association Bleue comme une Orange 36 rue Bernard Mulé ; Association Escambiar 35 place des Tiercerettes; Médiathèque José Cabanis 1 allée Jacques Chaban-Delmas ; Bibliothèque de la Côte Pavée 125 avenue Jean Rieux; Association espace culturel Terres de rencontres 47 route de Blagnac; " Epicerie- librairie" Le Parapluie Ambulant 3 rue des Pénitents Gris, Clic Cool Café 5 rue de la Digue; Le Cherche Ardeur 40 rue des Couteliers; Le Caméléon 19 rue du pont Saint-Pierre; Théâtre de la Digue 3 rue de la Digue; TO7 4 bis Cheminement Cambert

 

Auterive:  Librairie "la Litote" 2 rue du Général de Gaulle

 

Balma:  Librairie Presse Tabac "la Marqueille" 15 avenue Antoine Parmentier


Tournefeuille: Cinéma Utopia impasse Sports


Merville: Tabac-presse-alimentation François Gauthier 82 rue Emile


Salies du Salat: Maison de la presse

 

12 Aveyron:

Laguiole: Nou 4, Hôtel/Retso/Salon de thé/Boutique 4 rue Bardière


32 Gers:

Sarrant : Librairie Tartinerie

Barcelone : Tabac / Presse place de la Garlande

Nogaro : Presse Joëlle et Arnaud 24 rue nationale; Tabac / Presse Wlorowski 50 rue nationale


81 Tarn :

Mazamet : Café associatif Le Pot Ethique 34 rue St Jacques


82 Tarn et Garonne:

Montauban: Ferme des Pibouls 1440 route de St Antonin


33 Gironde:

Bordeaux : Librairie La Machine à Lire 8 place du Parlement ; Cinéma Utopia 5 place Camille Jullian

 

 

 

 


Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 08:32

 

 « Ahimsa » (1) ou la réponse non-violente


Le monde est-il plus violent aujourd’hui qu’il y a cinquante ans, un siècle ou deux. Ou qu’au Moyen Âge... ? Et de quelle violence s’agit-il ? De tout temps détroussés et détrousseurs se sont croisés dans les villes ou les campagnes. Ne s’agirait-il que de cela ? Mais, de tout temps aussi, la violence la plus insidieuse, la plus permanente et constante est celle qui enfante toutes les autres : la violence de l’institution, des pouvoirs. Celle que subissent tous les peuples du Sud, avec des pouvoirs corrompus : du Chiapas à la Namibie, de l’Inde à la corne de l’Afrique, un atlas ne suffirait pas. Mais celle dont parle Jean-Paul Crabié, celle de l’institution aussi, qui touche par exemple l’école - les enseignants- qui elle-même finira parfois par faire des élèves sa victime, s’oublie parfois : ni sang ni victime apparente, immédiate. Il ne faudra pas alors s’étonner des paroles de Jamal (recueillies par Marion Rabier, page 6) à propos de la jeunesse des quartiers en difficulté: « Ces jeunes, je pense, subissent la violence : ils sont écartés de la ville, écartés du droit commun. On est dans une république dite démocratique et tu as toute une population écartée du droit commun. C’est dans ce paradoxe que se trouve la première violence ». Le bout de la chaîne...

Mais les exemples ne manquent pas qui rappellent qu’à la violence, d’où qu’elle vienne et qu’elle que soit sa forme, la non-violence s’oppose. Collectivement ou individuellement. La résistance d’une personne, c’est Rosa Parks qui refuse en 1955, en Alabama, état historiquement raciste, de céder sa place à un passager blanc dans un bus. La campagne de boycott contre la compagnie de transport est organisée, entre autres, par un certain Martin Luther King. C’est aussi cet anonyme de la place Tian’anmen en 1989 face à une colonne de chars... et déjà Tian’anmen en mai 1919 face à un soulèvement spontané et sans armes contre la loi coloniale japonaise.

Ensemble, les mères - « les folles » - tournent encore et toujours aujourd’hui, chaque jeudi, autour de la place de Mai au cœur de Buenos-Aires.  Depuis 1977, elles veulent savoir ce qui est advenu à leurs fils, filles, frères, maris et petits-enfants, les « desaparecidos » (les disparus) des années de plomb (1976-1983). Ce sont, aujourd’hui aussi, les cercles de silence, initiés à Toulouse par les Franciscains qui renoncent à laisser enfermés des hommes et des femmes parce qu’ils n’ont pas de papiers.

Comment oublier la force de résistance du Larzac (Pierre-Marie Terral en page 3) qui retrace ces formidables luttes de Lanza Del Vasto, frère spirituel de Gandhi,  et ses amis, au refus des paysans de se laisser emporter par les OGM. C’est naturellement aussi du côté des paysans, qu’en Inde et d’Ekta Parishad (voir dimanche 2 octobre 10h, Utopia), dans la filiation directe de Ghandi, les sans-terres marchent pour exister et se faire entendre.

Si les objecteurs de conscience, en France, s’affirment dans les années 70, dès 1776, aux Etats-Unis, ils ont droit à un statut. L’objection dans un monde de plus en plus militarisé, s’exprime pourtant différemment. Il suffit de voir l’immense mouvement démocratique et non-violent encore inachevé dans les pays arabes. Avec la réponse implacable de la violence par la peur d’un clan, en Syrie notamment. (Youcef Tahari, page 5).

La non-violence fait aussi preuve d’une fraîcheur étonnante en Espagne, où le pouvoir a su, là aussi, d’où venait cette force « dangereuse » et n’a pas hésité à réprimer dans la violence l’expression démocratique de la jeunesse, comme à Barcelone en particulier.

La réponse non-violente à toutes les violences de la société et dans la société n’est pas spontanée. Elle s’apprend et se cultive. Nombre d’associations y œuvrent : Alternatives Non-Violentes (page 6), Non-Violence XXI (page 9) ou le Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées (page 2).

 Avec comme porte-parole intemporel,  Martin Luther King:« La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit. »

 

Alters Echos


(1) mars 1920: Gandhi utilise pour la première fois en anglais le mot « non-violence », traduit du sanskrit « ahimsa ».

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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 08:26

LES PREMIERES RENCONTRES

DES « AMIS D’AVERROES » - TOULOUSE

 

 

Vendredi 10 juin à 19h 00

A la Bourse du travail

 (Place Saint Sernin – Métro Jeanne d’Arc)

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Les intellectuels arabes face aux changements démocratiques

 


Table ronde présentée et animée par Jean-François Soulet, Professeur émérite d’histoire immédiate de l’université de Toulouse II avec la participation de plusieurs figures de la littérature, des arts et des médias du monde arabe :


Mohamed Benchicou, Journaliste et essayiste algérien. Directeur du journal de l’opposition démocratique ‘Le Matin.dz’

Arfaoui Amina, Universitaire, militante de la société civile tunisienne. De retour de Tunis

Arezki Metref, Journaliste et écrivain algérien

Saïd Sayagh, Ecrivain et historien marocain

Asma Kouki, Historienne, militante de la mouvance démocrate tunisienne

Youcef Tounsi, Universitaire et écrivain algérien. De retour d’Alger

Abdelmadjid Kaouah, Journaliste et écrivain algérien 

Othmane Bensaci, Militant amazigh libyen, artiste peintre. De retour de Benghazi

Samir Arabi, Universitaire syrien


Vous pouvez rencontrer les intellectuels arabes dès 14h30 à la Bourse du travail autour d’un thé pour des échanges, des lectures et des dédicaces de leurs derniers ouvrages :

Mohamed Benchicou, ‘’Le mensonge de Dieu’’, Michalon

Arezki Metref, ‘’Roman de Kabylie’’, Sefraber

Said Sayagh,  L’autre Juive, Ibis

Youcef Tounsi, ‘’Impasse de la Régence ‘’, Casbah

Abdelmadjid Kaouah, ‘’Arabes de et en France, Loubatières

 ﻩLa table ronde est prévue de 19h 00 à 21h 00

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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 10:55

du 20 au 30 Septembre 2010


ASSOCIATIONS ET PARTENAIRES
LES AMI-E-S D’AVERROES,
TO7
L’AMP
LA GARGOUILLE
PARTAGE FAOURETTE
ESMA
RÉGIE DE QUARTIER REYNERIE
REGIE DE QUARTIER DE
BELLEFONTAINE
ENTRE MAINS ET TERRE
ANTENNES 31
LA GLANERIE
LA MAISON DU VÉLO
MAIRIE DE TOULOUSE
 CONSEIL REGIONAL
 

 

I N V I T É S
JEAN PAUL PLA,
ÉLU MAIRIE
 

 

F I L M S
« GREEN GUERRILLA »
« NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT »

 

DEBATS

 

SANTÉ ET ALIMENTATION
EXPERIENCES DE JARDINS
LES RÉSEAUX D’ÉCHANGES
L’ECONOMIE SOCIALE
SOLIDAIRE / EMPLOIS VERT
FORMATION
MOBILITÉ


Mirail Reynerie
Bellefontaine Faourette
Santé et Alimentation, expériences de jardins, Forum de l’Emploi et de la Formation,
Mobilités et Transports…
Ateliers, débats, projections de films…


Si le monde est en crise, les quartiers populaires le sont d’autant plus!
Nous assistons depuis un certain nombre de mois à l’addition de crises toutes intriquées les unes avec les autres. Crise financière, crise politique et morale, crise économique, crise sociale, crise urbaine et l’on pourrait aisément dire crise démocratique ; avec le lot de discriminations qu’elles engendrent.
Nous sommes plus que jamais confrontés aux limites dangereuses et destructrices d’un système qui n’a cessé de créer des inégalités, de détruire des solidarités, des cultures et qui a mis à mal les hommes et la planète.
Un système fondé sur la consommation outrancière et l’illusion de l’abondance des ressources naturelles et des biens de consommation.
Illusion, car on s’aperçoit en réalité que les ressources naturelles et la planète s’épuisent à mesure qu’augmente la production massive aux coûts de plus en plus bas, de biens de consommation de moindre qualité à destination des « masses » : Habitat à moindre coût et à forte consommation d’énergie, repoussé par quartiers vers les périphéries des grandes villes à proximité de foyers industriels polluants. Même si ces derniers temps des initiatives qui vont dans le bon sens sont mises en oeuvre, elles restent à l’état d’épiphénomènes.
Création de grandes surfaces, puis d’hypersurfaces, et du hard-discount à l’attention de populations appauvries par la compression croissante des salaires et la mise en concurrence…les délocalisations ; Alimentation de moindre qualité dont on ne mesure pas encore l’étendue des retombées sur la santé publique, ni les conséquences de l’utilisation massive des produits chimiques dans l’agriculture intensive et encore moins sur les élevages des poissons …
Autant d’aspects – pour ne citer que ceux-là - qui prouvent que la crise sociale et la crise environnementale sont indissociablement liées par le fait même du système capitaliste mondialisé. Il s’agit aujourd’hui de mettre en exergue les liens, les porosités, les effets d’accumulation entre les inégalités sociales et les inégalités environnementales qui sont à l’oeuvre dans les quartiers populaires en général et en particulier de ceux à proximités des zones industrielles.
Comme l’Écologie en tant que concept peut paraitre de prime abord très lointaine des préoccupations premières de la plupart des habitants des quartiers populaires, un nécessaire travail de sensibilisation et d’information est à réaliser pour mettre en évidence les porosités entre conditions de vie, de santé et l’environnement économique, industriel dans lequel on vit. Et il n’y a pas de hasard !!

 

  Contacts:      

*06 17 06 50 60  

*lesamisdaverroes@yahoo.fr
*altersechos@yahoo.fr

Par ALTERS ECHOS, le journal - Publié dans : Semaine d'Ecologie Populaire
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 11:50

 

Les élections régionales viennent de s’achever. La droite a de nouveau été largement désavouée. Le PS, parti le plus organisé et le plus structuré, en a tiré le plus grand bénéfice, à la tête de vingt et une régions dans le cadre de coalitions de gauche réunissant Front de Gauche et Europe-Ecologie. L’attitude classique,  « prendre le plus gros bâton pour taper » sur la politique gouvernementale, a encore fonctionnée. Cela impose de se garder de tout triomphalisme, ce d’autant plus que le taux d’abstention va en s’aggravant, en particulier dans les quartiers populaires.

 Mais 2010 n’est pas 2004, ni nationalement, ni régionalement. L’élection de Nicolas Sarkozy, sa politique de destruction systématique, l’émergence de façon globalisée de l’ensemble des crises écologique, énergétique, sociale, économique et financière, ont changées la donne.

C’est à ces défis qu’Europe Ecologie tente de répondre par une démarche politique originale et, quitte à en dérouter certain-e-s, originelle. Le système est en train de s’épuiser, toujours plus injuste, ici et ailleurs, dans une course désespérée exploitant toujours plus les humains, épuisant toujours plus la planète. Au-delà d’une nécessaire redistribution plus égalitaire des « richesses », c’est à un autre système, juste écologiquement et socialement qu’il faut nous atteler. La sortie du système productif capitaliste, privé ou d’état, est indispensable pour construire un monde respectueux de la planète et de l’ensemble des humains. Nous sommes aux antipodes des « travailler plus pour gagner plus » ou « relancer la croissance pour résoudre la crise ».  Europe-Ecologie, ferme et ambitieuse sur ses objectifs, accepte cependant la nécessité en démocratie de passer par des phases transitoires. L’immensité du défi n’empêche pas la lucidité et de se méfier des grands soirs.

Mais Europe-Ecologie, c’est aussi la volonté de construire un mouvement politique qui se dégage des structures traditionnelles des partis. Aujourd’hui, l’engagement politique est multiforme, défense et conquête de certains droits, protection de sans-droits, lutte pour la planète, contre les pollutions, pour une alimentation saine, contre l’emprise automobile ou le nucléaire, protection des salariés, partage des richesses, respect des peuples du Sud, etc. Tous ces combats se retrouvent dans le paradigme écologique. Il nous faut construire un mouvement qui permette à toutes ses luttes de se regrouper, tout en laissant à chaque individu la définition de son champ de militantisme. La partie organisationnelle, réponse aux règles démocratiques et institutionnelles, est bien évidemment partie prenante de ce regroupement politique coopératif.

C’est ce double engagement qui fait d’Europe-Ecologie l’un des moteurs politiques du changement, celui qui lutte pour « un autre monde », celui qui se bat pour « faire de la politique autrement ».

C’est aussi notre défi en Midi-Pyrénées. Ayant pu imposer le respect de la proportionnelle grâce au 13,4% obtenus, quinze élu-e-s écologistes ont été élus, représentant de nombreuses facettes de l’écologie : paysans, militants de l’économie sociale et solidaire, environnementalistes, régionalistes, altermondialistes, membres des Verts.

 Affaires internationales et coopération décentralisée pour l’altermondialisme, Développement durable pour l’écologie, Economie sociale et solidaire pour une autre vision de l’économie, Solidarités pour la justice sociale, leurs fonctions aux vice-présidences sont en cohérence avec le projet écologiste.

Mais rien ne se fera si le lien entre terrain et élu-e-s n’est pas conservé, enrichi. Des rendez-vous sont déjà donnés, des assises nationales pour l’emploi, la mise en place de débats pour la structuration d’Europe Ecologie devant aboutir à « un congrès fondateur » pour la fin 2010. Des débats s’engagent. Vous pouvez y participer en allant sur le site d’Europe Ecologie.

C’est ensemble que nous construirons l’avenir écologique et social.

                                            

                                                                                                   François Simon

Par ALTERS ECHOS, le journal - Publié dans : Elections régionales
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 07:55

Suite des analyses post-régionales...

 

C’est une toute nouvelle configuration qui s’est imposée en France avec les élections régionales. La droite et Nicolas Sarkozy ont essuyé une défaite sans appel. Ils ne disposent
plus de la moindre légitimité pour poursuivre
leur politique de destruction sociale et environnementale. Mais, quoi qu’ayant bénéficié d’une poussée sans précédent à des élections de ce type, la gauche et les écologistes ne sauraient négliger l’immensité
de la souffrance sociale et de la désespérance
politique révélée par l’abstention populaire. D’évidence, une crise sociale et politique majeure s’est ouverte. Prétendant y apporter une réponse, l’extrême droite s’est remise en embuscade. La question de l’alternative à gauche s’en trouve reposée en de nouveaux termes.


Alors que le gouvernement se prépare à relancer ses attaques destructrices, contre le droit à la retraite à 60 ans par exemple, alors que les marchés financiers en folie orchestrent une nouvelle offensive spéculative
contre la zone euro, des confrontations essentielles se dessinent pour les prochains mois. Bien avant le rendez-vous de 2012, leur issue déterminera le rapport des forces en France. Par conséquent, pour rouvrir le chemin
de l’espoir à celles et ceux que démobilise
un terrible sentiment d’impuissance face aux ravages d’un capitalisme plus prédateur que jamais, il convient de répondre aux attentes
qui montent de la société.


Pour dire les choses autrement, à gauc
he, l’urgence est de s’atteler à la redistribution
des richesses, de reprendre la main sur l’économie en n’ayant plus peur du mot « nationalisations » et en constituant notamment un grand pôle public bancaire, d’élargir de nouveau le champ des services publics, de s’atteler à la construction d’une Europe émancipée du dogme de la « concurrence libre et non faussée ». L’urgence est de rompre
avec les logiques d’accommodement avec un libéralisme en faillite, ces logiques qui nous ont menés à toutes les défaites des quinze dernières années. L’urgence est de se tourner vers les classes populaires et la jeunesse, ce qui se révèle incompatible avec les tentatives de recomposition au centre du jeu politique, que s’obstinent à porter, en dépit de l’effondrement du Modem, nombre des dirigeants du Parti socialiste ou encore Daniel Cohn-Bendit. L’urgence est de ne plus confondre la prise en compte de l’exigence écologique avec l’accompagnement d’un « capitalisme vert » qui en est la négation même. L’urgence est de défendre la solution politique à même de favoriser, non une énième alternance molle à la tête du pays, mais un changement radical de la politique : un Front populaire de combat, adapté aux conditions de ce XXIe siècle.

Depuis un an, le Front de gauche a commencé de dessiner cette nouvelle voie pour la gauche. Aux dernières régionales, sans élargir suffisamment son espace électoral, il s’est néanmoins enraciné, jusqu’à devenir la troisième composante incontournable de la gauche. C’est ainsi qu’en Midi-Pyrénées, il a, à peu de choses près, retrouvé le nombre des suffrages obtenus au scrutin des européennes. Au demeurant, l’intérêt que lui vaut le rassemblement inédit dont il porte les couleurs - entre ces trois traditions historiques qu’incarnent le Parti communiste, le Parti de gauche et la Gauche unitaire - lui ont permis de réaliser une première jonction avec divers secteurs du monde syndical et associatif.


Il lui appartient désormais, fort de cet acquis, de poursuivre son action et de participer
au débat au sein de la gauche, afin d’y faire bouger les lignes, d’y changer le rapport des forces, d’y faire triompher une orientation de transformation sociale et écologique
conséquente. Loin de se contenter d’une posture de témoignage, il est en effet
animé d’une ambition majoritaire. C’est pour lui faire franchir une nouvelle étape que j’ai proposé, à mes camarades du Parti communiste et du Parti de gauche, la tenue d’Assises du Front de gauche avant la fin de l’année 2010.



                                                                        Christian Picquet
                                                                        Porte-parole de Gauche unitaire
                                                                        Tête de liste du Front de gauche en Midi-Pyrénées

Par ALTERS ECHOS, le journal - Publié dans : Elections régionales
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