Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 10:30

De peuple à peuple


Initiée par le Groupe INTERDEMOS la collecte participative de solidarité avec la Grèce vise à y financer des projets et solidarité citoyenne et à envoyer un message fort aux gouvernements et institutions européennes pour qu'ils respectent les choix du peuple grec


De peuple à peuple vise à collecter des fonds manifestant de façon spectaculaire la solidarité des peuples français et européens avec la Grèce dans un moment critique. Nous visons deux objectifs : financer les actions de solidarité sociale de terrain en Grèce qui sont fédérées par la plate-forme Solidarity4all et garantir que leur mise en œuvre ne sera pas compromise par un étranglement financier de la Grèce; créer un effet politique important en démontrant que les peuples sont plus généreux et plus inventifs que les gouvernements qui agissent pour le bénéfice des seuls rentiers. 


 La situation de la Grèce


 Le coût social et humain des politiques d'austérité qui ont été imposées à la Grèce dans le cadre de la gestion de la dette (qu'elles n'ont fait qu'augmenter) est abyssal. Quelques chiffres pour en donner l'idée : 274% d'augmentation du chômage depuis 2009, une réduction de 30% du revenu des ménages (45% pour les retraites), une augmentation immense de la pauvreté. Et cela pendant que 505 grecs (0,005% de la population) possédaient 60 milliards d'euros en 2013, 10 milliards de plus qu'en 2012. Il ne s'agit pas seulement d'emploi et de niveau de vie : le système de santé est dévasté, l'éducation et la culture sont privées de ressources vitales, le nombre de suicides a augmenté de 43% en 4 ans et le taux de dépressions a quadruplé. Six cent mille à un million d'immigrants et réfugiés en Grèce vivent des conditions de plus en plus précaires. Même si les persécutions par les néo-nazis d'Aube dorée se sont atténuées depuis l'arrestation de nombre de leurs dirigeants, les récents événements au centre de détention d'Amygdaleza montrent à quelles situations terribles les migrants doivent faire hélas, comme hélas dans d'autres pays. Depuis, la situation économique et sociale s'est encore aggravée. Mais l'espoir a repris le dessus ces derniers mois. Nous avons le devoir d'aider à ce qu'il ne soit pas brisé, à ce qu'il soit progressivement consolidé.


 La genèse du projet


 Nous avons initialement élaboré plusieurs projets séparément avant de découvrir qu'ils pouvaient se réunir en un seul. Écrivains, chercheurs, professeurs, documentaristes et activistes, nous sommes des citoyens indépendants tous engagés dans des actions de terrain dans l'éducation populaire, les pratiques culturelles, l'innovation sur la base du partage en communs de tout ce qui contribue au développement humain et aux capacités d'action démocratique de chacun.


 Un partenariat franco-grec


 Solidarity4all est la principale structure qui finance et fédère en Grèce les projets d'action de solidarité de terrain. C'est le Support to the Solidarity Structures Fund, association de financement de Solidarity4all qui recevra le produit de notre collecte. Nous avons noué pour ce projet une collaboration qui se poursuivra pendant la mise en place et la réalisation des projets. Nous devons cependant être modestes sur le rôle qu'Interdemos, même renforcé par de nouveaux arrivants, peut jouer dans la suite : nous sommes et serons garants de ce que les projets sélectionnés correspondront effectivement aux axes annoncés et de la bonne gestion des fonds; nous utiliserons nos nombreux contacts en Grèce pour suggérer de nouvelles pistes ou axes de développement et de partenariat. Voir ci-dessous « à quoi servira la collecte ? » Le rôle d'INTERDEMOS est avant tout de collecter en France des ressources que Solidarity4all ne peut pas y obtenir sans une implication de la société civile française.


 

Quels projets seront financés ?


 Les fonds collectés seront intégralement utilisés pour des actions de solidarité sociale en Grèce (déduction faite des frais de collecte retenus par KissKissBankBank et de coûts minimes liés à certaines contreparties). Ils seront transmis en totalité au Support to the Solidarity Structures Fund association de financement d'actions de solidarité en Grèce. La distribution des fonds sera gérée par notre partenaire grec Solidarity4All qui fédère des initiatives citoyennes de terrain dans tous les domaines de la solidarité sociale : cuisines sociales, épiceries sociales, cabinets médicaux et pharmacies sociaux, cours privés sociaux, lieux alternatifs de loisir et de culture, soutien juridique, soutien aux immigrés. Solidarity4All ne conduit pas directement ces initiatives, mais les met en rapport les uns avec les autres, les aide par tous moyens à se développer et à passer à l'échelle supérieure. Il s'est produit depuis la création de Solidarity4all fin 2012 une véritable explosion des structures de solidarité en Grèce. Cette explosion est due à l'ampleur de la crise mais surtout de nombre de citoyens d'y faire face avec courage et générosité. Mais Solidarity4all a joué un rôle important d'accompagnement, dans un contexte d'espoir croissant. Il y a un foisonnement de projets solidaires dans les domaines de l'éducation, de la culture, du logement, de l'aide juridique, du surendettement ou du soutien aux immigrants. Malgré l'ensemble de ces initiatives, les besoins aujourd'hui sont loin d'être couverts et la répartition géographique reste inégale, la région d'Athènes ayant une couverture plus dense. Les moyens supplémentaires fournis par De peuple à peuple serviront à la fois à renforcer les structures existantes, à en créer de nouvelles et à explorer de nouveaux axes de développement. Deux scénarios sont présentés pour leur usage dans la section suivante « À quoi servira la collecte ».


 Quelles garanties de bonne gestion ?


 Nous avons vérifié que l'objet social défini dans les statuts du Support to the Solidarity Structures Fund et le fonctionnement indépendant de Solidarity4all garantissait que les fonds soient exclusivement utilisés pour le financement d'actions de solidarité sociale, à l'exclusion de tout financement de partis politiques, y compris pour Syriza dont les députés ont financé le fonds à hauteur de 20% de leurs indemnités. Le Support to the Solidarity Structures Fund est en train de modifier son bureau pour s'adapter à la situation où plusieurs de leurs responsables sont devenus ministres, de façon à éviter tout conflit d'intérêt. Ainsi sa présidente Theano Fotiou est devenue Alternate Minister for Social Solidarity. D'ores et déjà, les membres devenus ministres ne participent plus aux décisions. Nous avons obtenu une garantie de transparence des flux financiers transitant par le fonds, de façon à ce que leur affectation à Solidarity4all et par son entremise aux projets de terrain puisse être auditée. Avant le transfert des fonds, nous signerons une convention avec Solidarity4all définissant le cadre d'usage des fonds (en fonction des sommes collectées et de la situation générale du pays à ce moment) et les rapports sur cet usage qui seront produits.


A quoi servira la collecte ?


Pour l'objectif de collecte : les 300 000 € constituant l'objectif minimal de financement seront utilisés sur une période de deux ans pour renforcer les actions existantes de Solidarity4all en multipliant les structures soutenues, en accompagnant leur développement, en travaillant à une meilleur couverture géographique de l'ensemble du pays en fonction des besoins et en ouvrant de nouvelles perspectives, dans des domaines encore peu développés. Les projets financés seront sélectionnés au fur et à mesure sur une période de deux ans. Ils ne sont pas prédéfinis puisqu'il s’agit de susciter et d'accompagner des initiatives de terrain et de les aider à monter en puissance. Parmi les thèmes encore peu développés jusqu'ici : les questions de crédit (prêts entre particulier sur lesquels KissKissbankbank a une expérience précieuse), de logement et d'aide aux personnes âgées sont importantes. Les questions de santé resteront au premier plan car la destruction du système de santé exerce des effets cumulatifs et durables, même si l'espoir retrouvé contribue à les dépasser.


 Au-delà de l'objectif affiché:si un mouvement de solidarité véritable s'enclenche (et cela dépend de chacun de vous), il sera possible de récolter bien plus que l'objectif affiché. Nous présentons ci-dessous deux scénarios en fonction de l'évolution de la situation qui dépend de l'attitude de certains États européens (Allemagne, France et particulier), de la BCE et de la Commission européenne.


Scénario 1 : acharnement dans l'étranglement de la Grèce. Même si cela paraît absurde, on ne peut pas à l'heure où nous écrivons ces lignes écarter l'hypothèse où quelques grands États européens, la BCE et la Commission européenne persisteraient dans la politique d'étranglement financier de la Grèce pour y casser la volonté politique démocratique ou la forcer à quitter l'euro et l'Union européenne. Ce serait une tragédie historique et nous espérons qu'elle pourra être évitée. Mais nos responsabilités de solidarité seraient encore plus fortes si elle devait se produire. Dans un tel scénario, les fonds supplémentaires collectés devraient être utilisés dans le même champ d'action que celui actuellement couvert par Solidarity4all et les structures qu'ils soutiennent, mais avec un passage à l'échelle encore accru. Ce sera un défi d'organisation, mais aussi une véritable urgence humanitaire. Représentez-vous bien qu'une même un million d'euros, ce n'est que 0,1 € par habitant. Et n'oubliez pas que dans leur délire comptable, les rentiers de la dette l'estiment à 277 milliards d'euros, c'est à dire 30 000 € par habitant.


 Scénario 2 : une bouffée d'oxygène. Dans ce qui est le seul scénario raisonnable, une partie significative de la dette sera annulée et des aménagements trouvés pour le reste. Or même dans ce cas s'ouvrira une longue période de reconstruction. L'endettement des ménages est aussi très important, à la fois parce qu'il a été encouragé par des politiques antérieures et parce qu'il a fallu s'endetter pour survivre. Dans ce scénario, nous proposons que les premiers 200 000 € additionnels continuent à être utilisés dans le même périmètre, mais en mobilisant de nouveaux acteurs qui seront recherchés par Solidarity4all avec des suggestions d'INTERDEMOS. Les 300 000 € suivants (au-delà de 500 000 €) seraient utilisés pour mettre en place de nouveaux mécanismes de crédit décentralisé et d'autres formes d'action permettant de soulager la dette des ménages les plus défavorisés. Il s'agit de rendre ceux-ci à nouveau autonomes, de les sortir de l'esclavage de la dette que Solo a aboli en 594 avant J.C. lors de la fondation de la démocratie athénienne (cf. notre deuxième contrepartie). Ils seraient également utilisés pour la réflexion collective sur le devenir des structures de solidarité lorsque la crise s'atténuera et la mise en place de mécanismes pour les y préparer.  L'expérience argentine, où il y avait eu une prolifération d'initiatives mais qui ont largement disparu lors de la reprise économique, montre qu'il y a besoin de préparer l'établissement d'une synergie entre des services publics reconstruits (même si cette perspective n'est pas à court terme) et des actions sociétales qui ont des qualités propres en matière de développement des capacités de chacun. Enfin, si la collecte atteignait un million d'euros, des actions particulières en matière d'éducation populaire, de pratiques culturelles et artistiques et d'encouragement au débat démocratique seront conduites dans le cadre de cette dernière tranche de 200 000 €. Enfin, nous vous rappelons que plus son montant sera important, plus notre collecte enverra un message fort à tous les citoyens de France et d'Europe, ainsi qu'aux gouvernements, en augmentant les chances que ce soit le scénario 2 qui se développe. Nous porterons ce message dans tous les médias classiques ou numériques et nous comptons sur vous pour faire de même.


INTERDEMOS : Sophie Wahnich, Laure Vermeersch, Marie Cosnay, Balthazar Clamoux, Nathalie Chouchan, Philippe Aigrain


http://www.kisskissbankbank.com/projects/de-peuple-a-peuple/

 

Published by ALTERS ECHOS, le journal
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:38

FSM DE TUNIS - 26/30 mars 2013

 

 

Un(e) parmi 50 000, voyage au pays d'un possible autre monde.

 

 

 

Pour la première fois j'assiste à un forum mondial. Désormais  ces combats couchés sur du papier journal vont s'incarner dans un pays, des visages, des voix aux accents multiples. Qui a dit que Tunis c'était chaud en ce moment ? Je n'ai jamais vu Tunis de ma vie sinon en carte postale et je la découvre en arrivant, à l'heure où commence LA MARCHE D'OUVERTURE. Cette marche nous conduira sur une distance de 8 Km, du centre ville- l’avenue Habib Bourguiba avec sa promenade ombragée et ses grands cafés très fréquentés- jusqu'au stade Menzha, en empruntant la longue avenue Mohamed V, un quartier d'affaires moderne bordé de hauts buildings.

Ce qui me frappe tout d'abord, c'est la joie, la couleur, la convivialité, le mouvement : on chante, on danse parfois, on s'interpelle, on se parle volontiers. Les banderoles, les drapeaux, les robes s'agitent, multicolores... Les manifs de chez nous sont généralement plus contenues et un rien plus protocolaires. J'ai aussi remarqué avec étonnement la grande discrétion des forces de l'ordre, quasi invisibles : aucun déploiement provocateur, à part les barbelés et quelques blindés garés devant le Ministère de l'Intérieur et l'ambassade de France, ce qui est habituel semble-t-il.

Enfin, il y a les tunisien(ne)s tout autour de nous, curieux, sympathisants, ouverts et prévenants. Le vent de printemps fait alterner nuages et éclaircies, mais la pluie c'était pour hier, elle ne nous a laissé que quelques flaques en souvenir.

 

Le lendemain,rendez-vous sur le CAMPUS DE L’UNIVERSITE EL MANAR Pour y aller, on prend le tramway (ici on dit le métro) qui s'arrête à dix minutes à pied du campus, sous un noeud d'autoroutes. Ce n'est pas trop fléché, mais des étudiant(e)s nous abordent gentiment pour nous proposer de nous montrer le chemin à suivre. Sur place, pour trouver le lieux des conférences, c'est la même chose : la communication orale fonctionne nettement mieux que la signalétique, et c'est tant mieux...

 

QUI EST LA ? La première chose qui m’a surprise c’est le nombre élevé de participants venus d’Amérique latine. Il y a aussi, c’est moins étonnant, des militants venus de toute l’Afrique ; l’Asie est moins représentée, mais aussi on remarque la présence de nombreux Québécois. Au-delà des origines géographiques apparaît la question des genres. Le nombre de femmes engagées est très frappant. Les tunisiennes ont organisé la veille une « assemblée des femmes du monde entier », déclarant : « nous voulons que notre présence soit aussi grande que nos luttes contre les discriminations et aussi diversifiée que sont les formes de violence que nous subissons et aussi importante que notre combat pour qu’un autre monde soit possible».

 

Les ateliers sont proposés par de nombreuses organisations (pas loin de 5000 paraît-il) alter mondialistes mais aussi humanitaires et caritatives ; et enfin par des syndicats. Beaucoup de ces organisations ont leur stand dans les espaces extérieurs du campus, tout le long des chemins qui mènent aux lieux de réunion. C’est très utiles pour les rendez-vous et les échanges informels. En effet les espaces extérieurs sont propices à de nombreuses manifestations en contrepoint des ateliers officiellement programmés : happenings, théâtre de rue, manifestations ponctuelles, expositions artistiques ou artisanales, etc.

En haut du campus : la fac des sciences, c’est là qu’ont lieu les grands débats de société, c’est le coin des intellectuels, dominé par l’immense étendard de « l’espace climat ». En bas, du côté de la fac de droit, le drapeau palestinien est déployé, l’ambiance est plus combative, les démonstrations plus violentes. Entre les deux, il y a des terrains de sport, c’est « le camp des jeunes » où aura lieu un émouvant hommage à Hugo Chavez.

 

ET LE CONTENU ? Difficile de choisir : 3 séances de 2h 30 chaque jour et pour chaque séance une centaine de choix possible, du grand amphi bourré de monde avec multiples traducteurs et des intervenants renommés, au petit cercle réunissant un réseau de militants insoupçonnés. Je n’aurai connu qu’une infime partie des échanges qui ont fait vibrer ce vaste forum. Voici quelques unes de mes impressions glanées dans ces ateliers durant 3 jours.

 

Mercredi matin : l’Espace climat.

Une vingtaine d’organisations y sont représentées dont ATTAC, Via Campesina, Focus on the global South, amis de la terre les occupy wall street, les indignados, les mouvements indigènes d’Amérique du Nord, et d’autres mouvements africains... Le thème retenu est : «face aux changements climatiques dans les pays du Magreb, du Machrek et du monde entier, qu’est-ce qui ne fonctionne pas et comment surmonter cette situation ? ». Pendant ce temps, dans l’amphi voisin, d’autres militants écologistes s’attaquent au sujet plus pointu du gaz de schiste.

Geneviève Azzam (Attac France)et Pablo Solon (Bolivien et Focus on the global south) ouvrent le débat en constatant que c’est la première fois qu’une telle place est donnée dans un FSM au thème du climat. La question du climat est totalement liée au capitalisme et à une vision occidentale du rapport à la nature. Pour en sortir il faut une alternative à cette vision, changer la conscience de l’humanité, renoncer à la croissance et à l’exploitation effrénée des richesses du sol. Mais se méfier aussi des  « fausses solutions », les « énergies vertes », car le capitalisme a vite fait de coloniser nos combats.

 

Mercredi après-midi : dette/femmes

Sous la houlette du CADTM (comité pour l’annulation de la dette du tiers monde), l’atelier s’intitule « femmes du Nord et du Sud pour l’annulation de la dette »

Il réunit des femmes de tous les pays du monde, les plus touchées par la dette.

-          Les européenne qui annoncent leur soutien à «l’altersummit » d’ Athènes en juin prochain, en particulier les espagnoles, à cause de la destruction de l’Etat social,

-          les brésiliennes qui participent à la marche des femmes,

-          les africaines qui dénoncent l’escroquerie des mico-crédits

Le constat c’est la perte des acquis des mouvements féministes, la solution c’est l’audit de la dette et son annulation  sans condition.

 

Jeudi matin : regards croisés France-Amérique latine

L’exemple de l’Amérique latine est-il une solution pour aider l’Europe à sortir de la crise ? Maria Elena Sagudas de Attac Argentine, pose la question et nuance les réponses en fonction de l’attitude de chaque pays face au néo libéralisme :

-          le Mexique, le Chili, la Colombie et le Pérou sont restés dans le libre échange

-          L’Argentine, le Brésil l’Uruguay et le Paraguay ont seulement une politique protectrice des investissements et des matières premières

-          Enfin la Bolivie, l’équateur, le Venezuela et Cuba sont en transition avec des gouvernements issus de la lutte populaire

Il faut refuser l’extractivisme, l’accaparement des terres et le système de la dette qui les soutien.  Bernard Cassen fait remarquer que l’union européenne n’a fait qu’évoluer vers le dessaisissement des volontés populaires, alors qu’en Amérique latine les mouvements sociaux sont en faveur d’un autre mode de développement, le « vivre bien ».

 

 

Jeudi après midi : multinationales

L’atelier intitulé « faire face au pouvoir des multinationales et démanteler les régimes globaux financiers », est organisé par de nombreuses institutions dont Attac, Focus on the Global South, Via Campesina, la marche mondiale des femmes...). D’abord on a répertorié – du Québec au Mozambique- de nombreux exemples de résistance, puis on s’est mis d’accord sur le fait que dans ce problème tout se tient ( la banque, la finance,la dette, l’extraction des matières premières, l’exploitation des sols, les énergies) il ne faut pas compartimenter les actions mais agir globalement, et c’est urgent. Plus que dénoncer il faut remporter des victoires, affronter l’opinion public, les gouvernements, c’est une guerre des idées dont les  « indignés » espagnols donnent un bon exemple.

 

Jeudi soir :agricultures en réseau.

J’arrive dans une salle où je croyais participer à un atelier sur le travail des enfants mis en place par une association de femmes tunisiennes . Cet atelier est annulé, sans explications. D’ailleurs, selon Attac, 9 ateliers organisés par des femmes tunisiennes auraient été annulés au cours de ce forum.

J’assiste donc par hasard à une toute petite réunion d’agricultrices et agriculteurs africain(e)s qui échangent sur leur difficultés et tâchent de former un réseau mondial pour lutter contre le déplacement des populations rurales, pour obtenir que la terre soit rendue aux agriculteurs, préserver le droit à l’eau, assurer la sécurité alimentaire, soutenir l’agriculture traditionnelle et les énergies renouvelables. Mises à part les difficultés de langue, c’est un bel exemple de courage, de sens pratique et de solidarité que cet atelier.

 

Vendredi matin et après midi : les économistes atterrés

Gros succès le matin de ce « forum des économistes » organisé par Attac, il y a du monde jusque dans le couloir et les escaliers et parmi les intervenants : Dominique Plihon, Gus Massiah et la tunisienne Sabina Issenad. Ces « atterrés » sont en lutte contre la pensée dominante dépassée de l’économie néo-libérale et proposent des alternatives. Tout d’abord un bilan : les pays du Magreb et Macrek n’ont pas renoncé au néolibéralisme, ils comptent sur le capital arabe (une moralisation) pour éviter les oukases du FMI, mais la réponse de ces pays n’est pas vraiment là.

Il faut regarder l’exemple des pays en transition de l’Amérique latine : il faut faire un audit de la dette, l’annuler ou la rembourser immédiatement, pour ne pas dépendre du FMI ; lancer la réforme agraire, privilégier l’économie sociale et solidaire dans laquelle le citoyen peut être acteur et enfin fédérer les États. La Tunisie est submergée de promesses depuis la révolution, mais nous dit-on, elle a moins besoin d’argent que d’une « Vision », d’une réforme fiscale et financière.

 

Le forum se poursuit l’après-midi avec un thème prometteur : Les solutions ? quelles stratégies ?

Mais cette fois la salle est à moitié vide et Dominique Pilhon tout seul à la table des intervenants (à part une courte apparition de Geneviève Azzam déjà mobilisée dans un autre atelier). Bien évidemment il n’y a pas de solution miracle, sauf la proposition de relever ses manches et de se mettre au travail en constituant un réseau d’économistes atterrés avec un site commun contenant à la fois des notes techniques et des instruments pédagogiques qui soit en relation avec les luttes sur le terrain.

 

 

 

Vendredi soir : convergence espace climat

Voici rassemblés tous ceux qui pendant 3 jours et 13 ateliers ont débattu des causes et des conséquences du réchauffement climatique, mais pas seulement. Quelques mot clef : alimentation, eau, libre échange, changer le système. D’abord un constat cher à Geneviève Azzam : la terre est un monde fini, il faut cesser de croire qu’on peut se développer et l’exploiter indéfiniment. Des lors les convergences coulent de source : laisser les matières premières dans le sol, se méfier des « fausses solution » (par exemple de l’ingénierie verte qui se propose grâce aux nano particules de faire la pluie et le beau temps où on veut quand on veut.), dire que l’eau est un bien commun, non seulement des hommes mais aussi un droit de la Nature, de la Terre Mère, préserver les terrains agricoles de la spéculation, s’opposer au pouvoir des multinationales, bref « un récit à la fois politique et poétique » qui privilégie le bien vivre, la décroissance la paix et la justice.

 

ET MAINTENANT QUE RETENIR DE CES TROIS JOURS ?

Oui, un autre monde est possible puisque nous sommes de plus en plus nombreux à y croire et là çà se voyait. Malgré tout, une grosse inquiétude : le danger d’être trop beaucoup trop « entre soi ». Ou sont les média, les pas forcément convaincus mais qui ne demanderaient qu’à y croire, les découragés, désabusés, exploités ? comment en parler mieux, dehors, ailleurs ?

 

Le forum social était placé sous le mot « Dignité », c’est un mot étrange, un peu inhabituel ; son corrélatif, c’est le respect et c’est cela que je retiens, le respect comme principe universel, de toutes les femmes, de tous les hommes, de la terre, du futur comme du passé. Il faut résister, inventer toujours, refuser la fatalité, la pensée unique, les normes, la dictature des techniques.

 

 Et puis à côtoyer là-bas tant de gens le regard s’élargit, s’enrichit ; ainsi j’ai désormais une autre vision du monde islamique, infiniment plus varié et divers que je le croyais.

 

Enfin je me souviens : le Forum a été précédé par la marche des femmes, il va s’achever par une

marche de soutien à la Palestine, revendications de justice, de dignité qui n’en finissent pas de se faire entendre, on marche ...on avance ?

 

Martine Jaoul

Published by ALTERS ECHOS, le journal
commenter cet article
10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 08:26

LES PREMIERES RENCONTRES

DES « AMIS D’AVERROES » - TOULOUSE

 

 

Vendredi 10 juin à 19h 00

A la Bourse du travail

 (Place Saint Sernin – Métro Jeanne d’Arc)

----------------------------------------------------------------------------------------------

Les intellectuels arabes face aux changements démocratiques

 


Table ronde présentée et animée par Jean-François Soulet, Professeur émérite d’histoire immédiate de l’université de Toulouse II avec la participation de plusieurs figures de la littérature, des arts et des médias du monde arabe :


Mohamed Benchicou, Journaliste et essayiste algérien. Directeur du journal de l’opposition démocratique ‘Le Matin.dz’

Arfaoui Amina, Universitaire, militante de la société civile tunisienne. De retour de Tunis

Arezki Metref, Journaliste et écrivain algérien

Saïd Sayagh, Ecrivain et historien marocain

Asma Kouki, Historienne, militante de la mouvance démocrate tunisienne

Youcef Tounsi, Universitaire et écrivain algérien. De retour d’Alger

Abdelmadjid Kaouah, Journaliste et écrivain algérien 

Othmane Bensaci, Militant amazigh libyen, artiste peintre. De retour de Benghazi

Samir Arabi, Universitaire syrien


Vous pouvez rencontrer les intellectuels arabes dès 14h30 à la Bourse du travail autour d’un thé pour des échanges, des lectures et des dédicaces de leurs derniers ouvrages :

Mohamed Benchicou, ‘’Le mensonge de Dieu’’, Michalon

Arezki Metref, ‘’Roman de Kabylie’’, Sefraber

Said Sayagh,  L’autre Juive, Ibis

Youcef Tounsi, ‘’Impasse de la Régence ‘’, Casbah

Abdelmadjid Kaouah, ‘’Arabes de et en France, Loubatières

 ﻩLa table ronde est prévue de 19h 00 à 21h 00

Published by ALTERS ECHOS, le journal
commenter cet article
16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 10:55

du 20 au 30 Septembre 2010


ASSOCIATIONS ET PARTENAIRES
LES AMI-E-S D’AVERROES,
TO7
L’AMP
LA GARGOUILLE
PARTAGE FAOURETTE
ESMA
RÉGIE DE QUARTIER REYNERIE
REGIE DE QUARTIER DE
BELLEFONTAINE
ENTRE MAINS ET TERRE
ANTENNES 31
LA GLANERIE
LA MAISON DU VÉLO
MAIRIE DE TOULOUSE
 CONSEIL REGIONAL
 

 

I N V I T É S
JEAN PAUL PLA,
ÉLU MAIRIE
 

 

F I L M S
« GREEN GUERRILLA »
« NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT »

 

DEBATS

 

SANTÉ ET ALIMENTATION
EXPERIENCES DE JARDINS
LES RÉSEAUX D’ÉCHANGES
L’ECONOMIE SOCIALE
SOLIDAIRE / EMPLOIS VERT
FORMATION
MOBILITÉ


Mirail Reynerie
Bellefontaine Faourette
Santé et Alimentation, expériences de jardins, Forum de l’Emploi et de la Formation,
Mobilités et Transports…
Ateliers, débats, projections de films…


Si le monde est en crise, les quartiers populaires le sont d’autant plus!
Nous assistons depuis un certain nombre de mois à l’addition de crises toutes intriquées les unes avec les autres. Crise financière, crise politique et morale, crise économique, crise sociale, crise urbaine et l’on pourrait aisément dire crise démocratique ; avec le lot de discriminations qu’elles engendrent.
Nous sommes plus que jamais confrontés aux limites dangereuses et destructrices d’un système qui n’a cessé de créer des inégalités, de détruire des solidarités, des cultures et qui a mis à mal les hommes et la planète.
Un système fondé sur la consommation outrancière et l’illusion de l’abondance des ressources naturelles et des biens de consommation.
Illusion, car on s’aperçoit en réalité que les ressources naturelles et la planète s’épuisent à mesure qu’augmente la production massive aux coûts de plus en plus bas, de biens de consommation de moindre qualité à destination des « masses » : Habitat à moindre coût et à forte consommation d’énergie, repoussé par quartiers vers les périphéries des grandes villes à proximité de foyers industriels polluants. Même si ces derniers temps des initiatives qui vont dans le bon sens sont mises en oeuvre, elles restent à l’état d’épiphénomènes.
Création de grandes surfaces, puis d’hypersurfaces, et du hard-discount à l’attention de populations appauvries par la compression croissante des salaires et la mise en concurrence…les délocalisations ; Alimentation de moindre qualité dont on ne mesure pas encore l’étendue des retombées sur la santé publique, ni les conséquences de l’utilisation massive des produits chimiques dans l’agriculture intensive et encore moins sur les élevages des poissons …
Autant d’aspects – pour ne citer que ceux-là - qui prouvent que la crise sociale et la crise environnementale sont indissociablement liées par le fait même du système capitaliste mondialisé. Il s’agit aujourd’hui de mettre en exergue les liens, les porosités, les effets d’accumulation entre les inégalités sociales et les inégalités environnementales qui sont à l’oeuvre dans les quartiers populaires en général et en particulier de ceux à proximités des zones industrielles.
Comme l’Écologie en tant que concept peut paraitre de prime abord très lointaine des préoccupations premières de la plupart des habitants des quartiers populaires, un nécessaire travail de sensibilisation et d’information est à réaliser pour mettre en évidence les porosités entre conditions de vie, de santé et l’environnement économique, industriel dans lequel on vit. Et il n’y a pas de hasard !!

 

  Contacts:      

*06 17 06 50 60  

*lesamisdaverroes@yahoo.fr
*altersechos@yahoo.fr

Published by ALTERS ECHOS, le journal - dans Semaine d'Ecologie Populaire
commenter cet article
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:50

 

Les élections régionales viennent de s’achever. La droite a de nouveau été largement désavouée. Le PS, parti le plus organisé et le plus structuré, en a tiré le plus grand bénéfice, à la tête de vingt et une régions dans le cadre de coalitions de gauche réunissant Front de Gauche et Europe-Ecologie. L’attitude classique,  « prendre le plus gros bâton pour taper » sur la politique gouvernementale, a encore fonctionnée. Cela impose de se garder de tout triomphalisme, ce d’autant plus que le taux d’abstention va en s’aggravant, en particulier dans les quartiers populaires.

 Mais 2010 n’est pas 2004, ni nationalement, ni régionalement. L’élection de Nicolas Sarkozy, sa politique de destruction systématique, l’émergence de façon globalisée de l’ensemble des crises écologique, énergétique, sociale, économique et financière, ont changées la donne.

C’est à ces défis qu’Europe Ecologie tente de répondre par une démarche politique originale et, quitte à en dérouter certain-e-s, originelle. Le système est en train de s’épuiser, toujours plus injuste, ici et ailleurs, dans une course désespérée exploitant toujours plus les humains, épuisant toujours plus la planète. Au-delà d’une nécessaire redistribution plus égalitaire des « richesses », c’est à un autre système, juste écologiquement et socialement qu’il faut nous atteler. La sortie du système productif capitaliste, privé ou d’état, est indispensable pour construire un monde respectueux de la planète et de l’ensemble des humains. Nous sommes aux antipodes des « travailler plus pour gagner plus » ou « relancer la croissance pour résoudre la crise ».  Europe-Ecologie, ferme et ambitieuse sur ses objectifs, accepte cependant la nécessité en démocratie de passer par des phases transitoires. L’immensité du défi n’empêche pas la lucidité et de se méfier des grands soirs.

Mais Europe-Ecologie, c’est aussi la volonté de construire un mouvement politique qui se dégage des structures traditionnelles des partis. Aujourd’hui, l’engagement politique est multiforme, défense et conquête de certains droits, protection de sans-droits, lutte pour la planète, contre les pollutions, pour une alimentation saine, contre l’emprise automobile ou le nucléaire, protection des salariés, partage des richesses, respect des peuples du Sud, etc. Tous ces combats se retrouvent dans le paradigme écologique. Il nous faut construire un mouvement qui permette à toutes ses luttes de se regrouper, tout en laissant à chaque individu la définition de son champ de militantisme. La partie organisationnelle, réponse aux règles démocratiques et institutionnelles, est bien évidemment partie prenante de ce regroupement politique coopératif.

C’est ce double engagement qui fait d’Europe-Ecologie l’un des moteurs politiques du changement, celui qui lutte pour « un autre monde », celui qui se bat pour « faire de la politique autrement ».

C’est aussi notre défi en Midi-Pyrénées. Ayant pu imposer le respect de la proportionnelle grâce au 13,4% obtenus, quinze élu-e-s écologistes ont été élus, représentant de nombreuses facettes de l’écologie : paysans, militants de l’économie sociale et solidaire, environnementalistes, régionalistes, altermondialistes, membres des Verts.

 Affaires internationales et coopération décentralisée pour l’altermondialisme, Développement durable pour l’écologie, Economie sociale et solidaire pour une autre vision de l’économie, Solidarités pour la justice sociale, leurs fonctions aux vice-présidences sont en cohérence avec le projet écologiste.

Mais rien ne se fera si le lien entre terrain et élu-e-s n’est pas conservé, enrichi. Des rendez-vous sont déjà donnés, des assises nationales pour l’emploi, la mise en place de débats pour la structuration d’Europe Ecologie devant aboutir à « un congrès fondateur » pour la fin 2010. Des débats s’engagent. Vous pouvez y participer en allant sur le site d’Europe Ecologie.

C’est ensemble que nous construirons l’avenir écologique et social.

                                            

                                                                                                   François Simon

Published by ALTERS ECHOS, le journal - dans Elections régionales
commenter cet article
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 07:55

Suite des analyses post-régionales...

 

C’est une toute nouvelle configuration qui s’est imposée en France avec les élections régionales. La droite et Nicolas Sarkozy ont essuyé une défaite sans appel. Ils ne disposent
plus de la moindre légitimité pour poursuivre
leur politique de destruction sociale et environnementale. Mais, quoi qu’ayant bénéficié d’une poussée sans précédent à des élections de ce type, la gauche et les écologistes ne sauraient négliger l’immensité
de la souffrance sociale et de la désespérance
politique révélée par l’abstention populaire. D’évidence, une crise sociale et politique majeure s’est ouverte. Prétendant y apporter une réponse, l’extrême droite s’est remise en embuscade. La question de l’alternative à gauche s’en trouve reposée en de nouveaux termes.


Alors que le gouvernement se prépare à relancer ses attaques destructrices, contre le droit à la retraite à 60 ans par exemple, alors que les marchés financiers en folie orchestrent une nouvelle offensive spéculative
contre la zone euro, des confrontations essentielles se dessinent pour les prochains mois. Bien avant le rendez-vous de 2012, leur issue déterminera le rapport des forces en France. Par conséquent, pour rouvrir le chemin
de l’espoir à celles et ceux que démobilise
un terrible sentiment d’impuissance face aux ravages d’un capitalisme plus prédateur que jamais, il convient de répondre aux attentes
qui montent de la société.


Pour dire les choses autrement, à gauc
he, l’urgence est de s’atteler à la redistribution
des richesses, de reprendre la main sur l’économie en n’ayant plus peur du mot « nationalisations » et en constituant notamment un grand pôle public bancaire, d’élargir de nouveau le champ des services publics, de s’atteler à la construction d’une Europe émancipée du dogme de la « concurrence libre et non faussée ». L’urgence est de rompre
avec les logiques d’accommodement avec un libéralisme en faillite, ces logiques qui nous ont menés à toutes les défaites des quinze dernières années. L’urgence est de se tourner vers les classes populaires et la jeunesse, ce qui se révèle incompatible avec les tentatives de recomposition au centre du jeu politique, que s’obstinent à porter, en dépit de l’effondrement du Modem, nombre des dirigeants du Parti socialiste ou encore Daniel Cohn-Bendit. L’urgence est de ne plus confondre la prise en compte de l’exigence écologique avec l’accompagnement d’un « capitalisme vert » qui en est la négation même. L’urgence est de défendre la solution politique à même de favoriser, non une énième alternance molle à la tête du pays, mais un changement radical de la politique : un Front populaire de combat, adapté aux conditions de ce XXIe siècle.

Depuis un an, le Front de gauche a commencé de dessiner cette nouvelle voie pour la gauche. Aux dernières régionales, sans élargir suffisamment son espace électoral, il s’est néanmoins enraciné, jusqu’à devenir la troisième composante incontournable de la gauche. C’est ainsi qu’en Midi-Pyrénées, il a, à peu de choses près, retrouvé le nombre des suffrages obtenus au scrutin des européennes. Au demeurant, l’intérêt que lui vaut le rassemblement inédit dont il porte les couleurs - entre ces trois traditions historiques qu’incarnent le Parti communiste, le Parti de gauche et la Gauche unitaire - lui ont permis de réaliser une première jonction avec divers secteurs du monde syndical et associatif.


Il lui appartient désormais, fort de cet acquis, de poursuivre son action et de participer
au débat au sein de la gauche, afin d’y faire bouger les lignes, d’y changer le rapport des forces, d’y faire triompher une orientation de transformation sociale et écologique
conséquente. Loin de se contenter d’une posture de témoignage, il est en effet
animé d’une ambition majoritaire. C’est pour lui faire franchir une nouvelle étape que j’ai proposé, à mes camarades du Parti communiste et du Parti de gauche, la tenue d’Assises du Front de gauche avant la fin de l’année 2010.



                                                                        Christian Picquet
                                                                        Porte-parole de Gauche unitaire
                                                                        Tête de liste du Front de gauche en Midi-Pyrénées

Published by ALTERS ECHOS, le journal - dans Elections régionales
commenter cet article
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 08:59

Les régionales sont passées...

Premières analyses... Aujourd'hui, Jean Falco

 

 

Le fait marquant des régionales 2010 est la désespérance sociale : l’abstention record, plus de 53 % au premier tour et la recrudescence du vote FN en sont les symptômes majeurs. Records battus dans les catégories populaires et jeunes : 69 % chez les ouvriers, 72 % chez les 18-34 ans, 10 % d’inscrits qui votent dans certaines villes de banlieue (TNS Sofres)…Ce qui n’empêchait pas la droite, au soir du premier tour, de s’appuyer sur cette abstention massive pour nier son propre échec et ôter toute signification politique à ce scrutin, jusqu’au ridicule. Comme si on pouvait déconnecter l’arithmétique de la sociologie politique.

 

La gauche de (la) gauche, elle non plus, n’est pas épargnée par la défiance concernant capacité du politique à changer les choses (« transformer le monde » de Marx ou « changer la vie » de Rimbaud). Elle ne profite ni de l’accentuation de la crise multiforme du capitalisme ni de la crise de la Social-Démocratie Européenne. Plus encore, c’est le PS qui en profite : celui-ci est jugé plus utile pour s’opposer frontalement à la politique de Sarkozy. A son corps défendant, la gauche radicale se retrouve en quelque sorte victime de l’ordre néo-libéral mondialisé qui a généré une crise anthropologique au point d’affecter profondément les individus dans leur comportement, plus soucieux de leurs intérêts particuliers que du bien commun. Ils déplorent les effets de la mondialisation capitaliste mais ils ont intégré les valeurs de cet ordre (homo oeconomicus, concurrence entre individus rivaux). Cependant cette évolution de la société n’enlève rien à la responsabilité des partis composant cette gauche-là. Après les échecs répétés de la présidentielle de 2007 et des européennes 2009, on aurait pu espérer que ceux-ci auraient fait le choix de l’unité. Nous avions nourri quelques espoirs. Les négociations en Midi-Pyrénées auxquelles les Alternatifs ont participé pendant plusieurs mois ont échoué. D’un côté, un NPA arc-bouté sur le refus par principe de toute participation à l’exécutif régional pour lui et ses partenaires, même avec l’exigence de garanties politiques fixant les conditions de présence à l’exécutif… comme si c’était la question centrale du débat public. Il y a exactement un an le NPA était donné à 9 % et le Front de Gauche à 4 % : quel chemin parcouru ! De l’autre, un PCF plus enclin à vouloir rallier autour de lui, à commencer par le FDG, qu’à participer à la construction d’un rassemblement -ouvert à des citoyens impliqués dans les mouvements sociaux et non membres de partis- avec des partenaires traités sur un pied d’égalité. C’est cette attitude hégémonique du PCF et sa conception d’un rassemblement étriqué qui a provoqué le départ des Alternatifs des négociations fin janvier 2010. Nous avons décliné l’invitation d’être de simples figurants le temps d’une campagne électorale. La plupart de ses dirigeants, assumant mal le choix des militants en faveur d’une stratégie autonome vis à vis du PS, portaient leur priorité politique sur la conservation des 9 sièges des conseillers régionaux sortants. En dehors du Languedoc-Roussillon et du Limousin -où l’union du PCF au NPA, celle que nous souhaitions, s’est faite- globalement il s’agit d’un échec prévisible qui paradoxalement favorise l’émergence d’une alliance PS-VertsEE-Modem, pourtant rejetée par la gauche radicale. L’échec du Modem, imputable à l’exercice solitaire de son chef, s’il écarte momentanément la recomposition au centre ne fait pas disparaître pour autant toute orientation centriste dans la perspective de 2012.

 

 Le succès d’Europe Ecologie (EE) aux européennes et sa confirmation aux régionales, même avec un score moindre, peut lui permettre en devenant le « pivot de la vie politique » d’incarner ce centrisme politique. En se forgeant une image bâtie sur le rassemblement des écologistes, EE s’est retrouvée en phase à la fois avec des milieux qui sont sensibles à la crise écologique et critiques envers la pratique politicienne des partis. En évitant toute référence à la nature du système (le terme « capitalisme » n’est jamais évoqué) et aux antagonismes gauche-droite, EE rallie les classes aisées et moyennes. Le pragmatisme si souvent évoqué par E.E comme principe de l’action politique trouve ses limites quand les questions posées relèvent des choix de société. D’accord pour décarboner l’économie, l’ambition d’EE se limite-t-elle à écologiser le marché, c'est-à-dire à faire du greenwashing pour perpétuer le système existant. Non, la gestion de la nature ne peut pas être marchande. Si la véritable ambition est d’écologiser la société, je serai plus enclin à suivre la recommandation d’Herve KEMPF (journaliste au Monde et auteur de « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme »).

Croit-on sérieusement que l’on règlera la crise climatique avec le marché (spéculatif) des droits à polluer ? De même que le vote d’EE en novembre 2009 (à l’exception de J.Bové)   n’est pas pour nous rassurer, cela revient à s’en remettre à l’énergie nucléaire pour « une économie à faible intensité de carbone ».

Comment faire croire qu’il est possible de développer des Services Publics Européens lorsqu’on adhère au traité de Lisbonne qui en est la négation même. Ce même traité n’interdit-il pas de facto toute solidarité envers les états –même membres de l’U.E, comme c’est le cas de la Grèce- en ne considérant pas la monnaie comme un bien public (article 101), les obligeant à emprunter auprès des marchés financiers à des taux plus élevés.

Et enfin, à ne jamais poser la question de la propriété des moyens de production, EE pense-t-elle démocratiser la société en laissant tout le pouvoir –au nom du droit de propriété privée- entre les mains des actionnaires. Du côté des promoteurs de l’ultralibéralisme la réponse a le mérite d’être claire et sans appel. Milton FRIEDMAN il y a quelques années dans le Monde tranchait : « la question cruciale n’est pas de savoir si l’on fera jouer le marché ou pas. Toutes les sociétés se servent du marché. La distinction cruciale est celle de la propriété privée ». On n’est pas dans la demi-mesure. On ne peut pas en dire autant de Pascal CANFIN, député européen d’EE, économiste et auteur du manifeste d’EE aux européennes « Contrat écologique pour l’Europe », qui se contente de rappeler « qu’une économie purement capitaliste n’existe pas et n’a jamais existé ». C’est vrai littéralement mais la logique économique dominante n’est-elle pas celle d’un capitalisme financier qui écrase les hommes et la nature ? Autre citation du même auteur : « Ainsi, nos économies sont des économies avec marché, et non uniquement « de » marché ». On n’est pas loin de Lionel JOSPIN : « Oui à une économie de marché, non à une société de marché ». On fait comme si, comme si le mode production capitaliste qui étend la sphère de la marchandise à la terre entière n’était pas en passe d’y soumettre toutes les activités humaines. 

 

D’accord aussi, pour des « solutions écologiques, sociales et démocratiques » comme l’annonce EE, mais celles-ci seront d’autant plus crédibles et vraisemblables qu’elles s’inscriront dans la perspective d’un écosocialisme autogestionnaire.

 

                                                                                             Jean Falco

 

(1) Appel de personnalités de gauche se réclamant de la gauche de transformation sociale et écologique paru dans Politis n° 1097 avec un titre différent.

 

Published by ALTERS ECHOS, le journal - dans Elections régionales
commenter cet article
7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:48

 

Après l’échec programmé du dernier sommet de Copenhague, le gouvernement bolivien organise du 20 au 22 avril, à Cochabamba, une rencontre des peuples sur le réchauffement climatique et pour la défense des droits de la Terre Mère (la Pachamama). Plusieurs mouvements altermondialistes de la région Midi-Pyrénées, dont l'Alternative en Midi-Pyrénées, sont parvenus à financer le voyage d’un représentant.

 

Ci-dessous, l'Appel d'Evo Morales puis celui du Mouvement Altermondialiste 46.

 

banner-56.jpg

Appel :

Conférence mondiale des peuples sur
le changement climatique à Cochabamba (Bolivie)  


Considérant que le changement climatique est une menace réelle pour l’existence de l’humanité, des êtres vivants et de notre Terre Mère telle que nous la connaissons aujourd’hui,Constatant le grave péril existant pour les îles, les zones côtières, les glaciers de l’Himalaya, des Andes et des montagnes du monde, les pôles de la Terre, les régions chaudes comme l’Afrique, les sources d’eau, les populations touchées par les desastres naturels croissants, les plantes et les animaux, et pour l’écosystème en général;

Soulignant que les personnes les plus touchées par le changement climatique seront les plus pauvres de la planète, qu’elles verront leurs foyers et leurs sources de vie détruits et qu’elles seront obligés d’émigrer et de chercher un refuge;

Confirmant que 75% des émissions historiques de gaz à effet de serre sont apparus dans les pays irrationnellement industrialisés du nord;

Constatant que le changement climatique est le produit du système capitaliste;

Regrettant l’échec de la Conférence de Copenhague à cause des pays dit “développés” qui ne veulent pas reconnaître la dette climatique qu’ils ont envers les pays en voie de développement, les futures générations et la Terre Mère;

Affirmant que pour garantir le plein respect des Droits de l’Homme au XXI siècle, il faut reconnaître et respecter les Droits de la Mère Terre;

Réaffirmant le besoin de lutter pour la justice climatique;

Reconnaissant le besoin d’assumer des actions urgentes afin éviter des dommages plus importants et des souffrances à l’humanité et à la Terre Mère, et de rétablir l’harmonie avec la nature;

Certains que les peuples du monde, guidés par les principes de solidarité, justice et respect de la vie, seront capables de sauver l’humanité et la Terre Mère; et

Commémorant le jour international de la Terre Mère,

Le Gouvernement de l’Etat Plurinational de la Bolivie convoque les peuples, les mouvements sociaux et les défenseurs de la Terre Mère du monde entier, et invite les scientifiques, les chercheurs, les juristes et les gouvernements qui veulent travailler avec leurs peuples, à la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre Mère, qui aura lieu du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba, Bolivie.

Les objectifs de la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre Mère sont :

1)    Analyser les causes structurelles et systémiques qui provoquent le changement climatique et proposer les mesures de fond qui permettent le bien-être de l’humanité toute entière en harmonie avec la nature.

2)    Discuter et s’accorder sur le projet de la Déclaration Universelle  des Droits de la Terre Mère.

3)    Convenir des propositions des nouveaux engagements pour le Protocole de Kyoto et pour les projets de Décisions de la Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique qui guideront les actions des gouvernements défenseurs de la vie lors des négociations sur le changement climatique et dans toutes les instances des Nations Unies, sur les points suivants :

a)    La dette climatique,

b)    Les migrants-réfugiés du changement climatique,

c)    La réduction des émissions,

d)    L’adaptation,

e)    Le transfert de technologie,

f)     Le financement,

g)    Les forêts et le changement climatique,

h)   La vision partagée,

i)     Les peuples indigènes et

j)     D’autres points.

4)    Travailler sur l’organisation du Référendum Mondial des Peuples sur le Changement Climatique.

5)    Analyser et établir un Plan d’Action pour avancer dans l’établissement d’un Tribunal de Justice Climatique;

6)    Définir les stratégies d’action et de mobilisation pour la défense de la vie face au changement climatique et pour les Droits de la Terre Mère.

 

Bolivie, le 5 janvier 2010

Evo Morales Ayma

Président de l’Etat Plurinational de la Bolivie

 

**********************************************************************************

APPEL

 

Conférence mondiale des peuples

sur le changement climatique à Cochabamba

 

 

De Copenhague à Cochabamba

ou

Du cynisme des États dominants à l’espérance portée par les Peuples.

 

 

Après l’échec programmé du dernier sommet de Copenhague, le gouvernement bolivien organise en avril prochain, une rencontre des peuples sur le réchauffement climatique et pour la défense des droits de la Terre Mère (la Pachamama).

 

            Un appel a participation internationale a été lancé de Bolivie le 05 janvier 2010.

 

            Gérard, un de nos amis, présent alors à Cochabamba en prévision du sommet, nous a immédiatement informé de cette remarquable initiative.

 

            Convaincu que l’objet de cette conférence internationale est inséparable des luttes des peuples contre l’oppression et l’exploitation, nous souhaitons répondre à cette invitation, pour d’une part participer activement à cette confrontation, et rapporter aussi un témoignage de cet événement.

Nous lançons donc un appel à souscription et participation pour obtenir les fonds nécessaires.

Tous les souscripteurs seront informés régulièrement de l’avancement des travaux de cette Conférence Mondiale.

 

Vous pouvez souscrire même modestement, en envoyant vos chèques ou virement à l’ordre de l’association : Larguons Les Amarres – Conférence Cochabamba, à l’adresse suivante : Lionel Gouésigoux Les Pradiés  46150 LES JUNIES ou virement au compte CCP de l’association : numéro 375 02 J 030 Marseille.

 

Vous trouverez le texte (en français) de l’Appel du président Evo Morales Ayma de l’État Plurinational de la Bolivie sur le site :

http://goudouly.over-blog.com/article-conference-mondiale-des-peuples-sur-le-changement-climatique-a-cochabamba-44040222.html

 

Et le programme de cette Conférence Mondiale sur le site : http://cmpcc.org

 

                                            Les membres du Mouvement Altermondialiste 46

 

 *Nous tenons à informer les souscripteurs que si l'opération Conférence Cochabamba ne pouvait se réaliser pour cause de prix excessif du billet ou toutes autres raisons, ils seraient intégralement remboursés de leurs souscriptions. 
   
Published by ALTERS ECHOS, le journal
commenter cet article
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 08:31

 

 

Le 4 décembre, lors de l'AG statutaire, les adhérents de l'AMP ont débattu du positionnement de l'association pour les élections régionales de mars 2010. Les précédentes discussions laissaient augurer d'une véritable divergence sur la stratégie à adopter.

Déjà en juin 2009, l'AMP n'avait soutenu aucune liste en particulier. Chaque adhérent a librement fait campagne pour la liste de son choix : Europe Ecologie, Front de Gauche, N.P.A …

Depuis quelques semaines, certains ont pris leurs distances, d'autres ont clairement rompu les liens. Les questions qui agitent l'AMP sont celles qui traversent toute la gauche. Un véritable front de gauche a du mal à émerger. Les discussions entre le Parti de Gauche, le PC, le NPA, les Alternatifs s'éternisent et connaissent des rebondissements incessants. Bien sûr le positionnement par rapport au PS est aussi un point d'achoppement.

Que reste-t-il du formidable espoir soulevé par la campagne du « Non au TCE » qui laissait augurer un véritable rassemblement à la gauche du PS ? Après l'échec de la candidature unique aux Présidentielles et au cafouillage des législatives, certains veulent encore y croire et œuvrent pour que des listes unitaires émergent aux régionales.

Parallèlement, le succès d'Europe Ecologie aux élections européennes a amplifié la dynamique de ce rassemblement. De nombreux militants de l'AMP sont déjà investis dans la campagne des régionales au titre de candidats ou sympathisants.

Doit-on opposer l'écologie et le social ? Y aurait-il d'un côté Europe Ecologie, rassemblement écolo pur jus et de l'autre les tenants d'une gauche de gauche sans concession ? Soutenir Europe Ecologie est-ce renier la dimension sociale de la politique ? Soutenir la tentative de création d'un front de gauche, est-ce faire fi de l'avenir de la planète ? Ne peut-on admettre que les lignes bougent ? L'apport des altermondialistes au sein d'Europe Ecologie ne peut être tenu pour quantité négligeable, les efforts de ceux qui veulent à tout prix créer une dynamique unitaire sont évidemment respectables.

Force est de constater que les interminables palabres entre les partis, englués dans la politique politicienne et la farouche volonté de défendre leurs propres intérêts ont lassé et découragé.

Les sympathisants d'Europe Ecologie veulent croire en un véritable élan capable de créer du changement et pensent qu'ils peuvent contribuer à ancrer ce mouvement à gauche.

Pour toutes ces raisons, les adhérents ayant participé à ces discussions le 4 décembre ont décidé de ne pas voter sur une position de l'AMP aux élections régionales.


                                                                                                             Véronique Vinet

Published by ALTERS ECHOS, le journal - dans Elections régionales
commenter cet article
8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 09:24


 Dernière nouvelle, Christian Piquet, ex LCR, ex NPA serait tête de liste du Front de Gauche pour les régionales et dans le 82, parce pas investi en Ile de France, par la coordination du même Front…

Dans la gauche radicale, de gauche, réelle, anti-capitaliste, anti-libérale, …il se passe toujours quelque chose. En attendant, les autres sont déjà en campagne depuis plusieurs mois. Mais ne doutons pas qu’il y ait encore quelques petites surprises concoctées principalement par nos amis du Parti Communiste. Vous avez connus les élections régionales de 2004, les collectifs anti-libéraux, l’élection présidentielle avec M.G. Buffet, les élections municipales à Montauban ou ailleurs, gardez la plume pour noter la suite des aventures de la Gauche Critique…

 Rassemblons nos forces pour améliorer le fonctionnement, le projet et la démarche d’Europe-Ecologie et des Verts. Afin de peser réellement en créant un rapport de forces suffisant par rapport aux partenaires potentiels de gauche pour amener la région Midi-Pyrénées à réaliser les meilleurs choix sur les plans écologiques, sociaux, économiques et démocratiques, ma décision est prise depuis plusieurs semaines et dans la logique de mon soutien à la campagne présidentielle de José Bové, de liste autonome à chaque élection (municipales en 2008 pour la dernière), de mes engagements de militant. Face à l’incurie d’une certaine Gauche et pour ceux qui attendent une vie politique parfaite, des individus impeccables, des organisations idéales, bon courage à eux …

 

                                                                       Philippe Debaigt 

 

Published by ALTERS ECHOS, le journal - dans Elections régionales
commenter cet article