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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 07:26

Cour de justice, excès de pouvoir !

Parlement européen, excès d'impuissance !



Faut-il s'étonner de voir tant de militants purs et durs prêts à rengainer leurs exigences démocratiques au nom de l'efficacité électorale ? Les Français sont bien conscients que les élus ne se sentent jamais tenus par les promesses qu'ils ont faites .Pourtant, ils ne parviennent pas à renoncer aux soirs d'élections qui fleure bon la revanche populaire.

Mais, cette fois, l'enjeu est de taille car le seul fait de participer aux élections européennes revient à cautionner un système politique non démocratique et totalement inféodé à la loi du marché commun européen. Les traités, véritables tables de la Loi, sont gravés dans le marbre capitaliste. Et le Traité de Lisbonne, agitant la carotte d'un pouvoir étendu des députés européens -qui exclue toutefois les domaines décisifs pour notre avenir- parachèvera ces orientations ultra libérales. Les élections au Parlement sont une mascarade destinée à laisser croire que les peuples ont encore leur mot à dire. Or les toutes dernières décisions « sociales » de la Cour de Justice des Communautés européennes, qui mettent à mal le droit des salariés, nous prouvent le contraire. Pourquoi ? La majorité du Parlement européen serait-il composé de députés anarcho- communistes qu' ils ne pourraient pas s'opposer aux arrêts de la puissante Cour de justice européenne car en véritable souveraine elle impose ces décisions à tous les Etats-membres. Et ses pouvoirs seront encore étendus avec le Traité de Lisbonne.

Et les députés  ne pourraient non plus  proposer de nouvelles législations, droit exclusif de la Commission.

Est-il possible de changer la donne ? Peut-être mais certainement pas de l'intérieur. Restent des solutions plus concrètes : la grève générale reconductible et la mise en place d'une capillarité des initiatives alternatives : Le travail et l'argent constituant les deux moyens les plus efficaces de contrôle des peuples.

Ne votons pas, réfléchissons !

Sinon nous ressemblerons à des alouettes affolées prises dans les miroirs qui les condamnent.


Par Geneviève Confort-Sabathé, docteur es sciences de l'éducation,


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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 09:12
Dans un mois se tiendront les élections européennes...
Il y a peu, sur ce blog, était rappelée la position de l'Alternative en Midi-Pyrénées en ce qui concerne ces élections. L' AMP ne participera pas aux élections européennes. Elle ne proposera pas de candidatures et ne soutiendra pas de liste particulière.
Par contre certains de ses membres s'expriment pour soutenir une liste. Aujourd'hui, François Simon pour "Europe Ecologie" et Yannick Dignac pour le "Front de Gauche".
A suivre, dans les prochains jours, Cécile Pébereau qui appelle à l'abstention.




L'ECOLOGIE : UNE PRIORITE SOCIALE



Mon combat militant, associatif, politique est celui des luttes pour la justice sociale, la conquête des droits, la redistribution des richesses, la remise en cause du libéralisme mondialisé.

Au fil des luttes, des élections, une conviction s'est affirmée. Tout projet de société plus juste, au Nord comme au Sud, devait être pensé en tenant compte de l'exploitation conjointe des hommes et de la planète, de la finitude d'un monde hélas considéré en expansion par les adeptes de la croissance. La spoliation des habitants du Sud, l'illusion consumériste proposée aux pauvres du Nord, le  désastre écologique, imposent de porter ces exigences de droits et de justice dans une pensée totalement novatrice, celle d'une écologie radicale et pragmatique, en opposition aux postures vertueuses et proclamatoires.

Il faut cesser de clamer la nécessaire redistribution des richesses comme alternative aux possédants, sans redéfinir une autre société, car tout serait illusion et simple redistribution à l'intérieur d'un monde productiviste et capitaliste. L'insupportable exemple est la Chine, son expansion capitaliste et sa dialectique.

Une autre voie doit être ouverte, de fait post-capitaliste. L'accumulation des crises financière, énergétique, sociale, écologique et aujourd'hui sanitaire en démontre l'urgence. Seule la justice écologique peut y répondre.

Polémiquer sur Lisbonne, Nice ou Maastricht n'a plus de sens, lorsque la Grande-Bretagne assume un déficit de 12,5% du PIB, que les états européens concoctent des mesures protectionnistes !

Seule la dimension européenne peut peser pour construire un autre monde. A nous de définir l'Europe que nous voulons.

Avec Europe-Ecologie, nous dénonçons le pacte de stabilité et proposons un pacte de coopération écologique et solidaire européen ainsi que la mise en place d'une Constituante pour définir les bases de l'Europe de demain.

L'écologie est une exigence politique, sociale, et il faut s'engager à cette prise de conscience socio-écologique.

Certains ont fait d'autres choix. J'espère que nous saurons nous retrouver sur cette base : plus jamais sur le principe de relance de la croissance, mais par la redistribution écologique.

                                                                                                   François Simon

 


                                                                                             

POUR UNE GAUCHE DE GAUCHE AVEC JEAN-LUC MELENCHON ET LE FRONT DE GAUCHE

Pourquoi voter ?

L'enchaînement des crises financières puis économiques, amplifiant la dérégulation sociale et le dérèglement climatique, positionne les élections européennes dans un contexte de crise historique du capitalisme.

La crise politique qui en découle, avec l'impuissance des Etats et des partis traditionnels, favorise les tentations autoritaires, où les extrêmes droites peuvent à tout moment resurgir, et les risques de guerre renaître.

Aujourd'hui, il est clair que les zélateurs du « Modèle européen », sont des complices du néolibéralisme. En atteste  la position ultramajoritaire du Parlement européen, en mars dernier, pour le renforcement du lien transatlantique.

« Il faut changer d'Europe ! » : Depuis 2005 et la campagne contre le TCE où l'AMP a pris clairement toute sa place, cette exigence ne cesse de grandir à travers le continent et est majoritaire en France. Il serait donc incohérent de s'abstenir en 2009.

Pour qui voter ?

Le nombre et la radicalisation des mouvements sociaux que nous connaissons partout en Europe et dans les DOM  prouvent que l'unité peut faire plier les possédants.

Il faut des réponses politiques à la hauteur des exigences de l'heure. L'Amérique latine nous trace la voie de possibles « Révolutions par les urnes ».

Le Front de Gauche s'inscrit dans une logique de rassemblement, prônée par l'AMP, visant à rassembler autour des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques, l'ensemble des forces politiques, syndicales, ou associatives. La diversité des soutiens à ce Front le prouve.

Clairement pour construire « une Gauche de gauche », unitaire et pas solitaire, ancrée dans la tradition de la gauche républicaine laïque et féministe, sur un projet d'écologie politique, mon soutien va à Jean-Luc Mélenchon et la liste qu'il conduit.

L'unité des millions d'hommes et de femmes en lutte  engage notre responsabilité politique, Rendez-vous le 3 juin au Zénith de Toulouse.


                                                                                                          Yannick Dignac

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 09:39

D'abord quelques notes sur l'exposé de Martine Billard.

Suivant l'analyse que l'on fait de la crise, on lui apporte des solutions différentes.

Cette crise est financière mais aussi sociale, politique, écologique. La dimension écologique la rend beaucoup plus grave que les précédentes. Le début de l'exposé a porté surtout sur la crise sociale mais tout se tient dans l'analyse, d'où la réfutation de fausses sorties de crise par les portes classiques. La relance ? Relancer les marchés mais où ? Relancer la consommation mais comment ? Relancer par le social alors que c'est la casse des services publics ? La solution en vogue c'est la « croissance verte ». Un point du débat portera sur ce sujet. S'agit-il d'un projet de sortie « authentique » pour ceux qui la proposent ou seulement d'une opération cosmétique, un emballage, un effet d'annonce pour habiller la situation ? Suivant la réponse à cette question, notre positionnement ne peut être le même dit un participant. La sortie de la crise de 29 s'est faite par le « fordisme », l'état social, et aussi par la guerre. Développer tout un secteur de production « écolo » est-ce relancer sérieusement la machine ? Pour Martine Billard, il ne s'agit pas seulement d'affichage, mais quel effet réel, rien n'est définitif sur ce point.


Débat sur la décroissance


Dan son exposé Martine Billard en appelle à la décroissance comme sortie de crise. La notion de limites de la planète impose un changement des modes de vie. La vie en France, il y a 30 ans, était-elle misérable ? Bien sûr la décroissance, c'est pas pour les pauvres mais pour les classes riches et moyennes qui doivent revoir leur manière de consommer. Sous différentes approchent ce point fera l'essentiel du débat. Martine Billard insiste bien sûr sur le fait qu'il ne s'agit pas de changer seulement la consommation car la décroissance de la consommation de produits jetables imposés, sans le changement du mode de production, c'est peine perdue pour une alternative authentiquement écologiste. La décroissance ne risque-t-elle pas de devenir un mot « miracle » comme le mot « durable » aujourd'hui ?

J'ai évoqué ma défense de la décroissance de la marchandisation comme condition première de la décroissance qui est malheureusement souvent abordé surtout par la décroissance de la consommation. Si on oblige à une production de réfrigérateur garanti dix ans, la consommation de ce produit va baisser... tandis qu'inversement si je veux réduire ma consommation de réfrigérateur mais qu'on ne me vend que des produits pourris comment je fais ?

Cette question renvoie indirectement à la question de la « valeur travail ». Si on consomme moins, on produit moins et donc des usines ferment, des personnes sont au chômage et le chômage n'est pas la solution. Au nom de l'emploi (à ne pas confondre avec le travail) faut-il demander le maintien d'activités néfastes pour la vie humaine ?

Si la production s'oriente vers la fabrication d'objets durables, là aussi la quantité de travail nécessaire diminue dans la société. Il est étrange de constater l'idiotie du slogan « travailler plus pour gagner plus » quand il est facile de constater qu'il y a de moins en moins de travail !


Débat sur le travail


Dans le débat ce point sera également évoqué à partir de cette contradiction majeure du capitalisme : il a besoin d'accroître son taux de profit (Martine Billard a évoqué un rendement demandé par le capital de 3-4% il y a 30 ans, et 15% aujourd'hui), accroissement qui ne peut venir que de l'exploitation des travailleurs, travailleurs dont le nombre diminue en permanence ... d'où les gains de productivité qui bénéficient seulement au capital.

Globalement, y a-t-il de moins en moins de travail sur la planète ?  Un participant ne le pense pas.

Quand on étudie l'agriculture française et qu'on compare le nombre de paysans il y a cent ans et aujourd'hui, et la somme des produits, on s'aperçoit que la diminution du nombre des paysans qui va continuer est phénoménale, mais l'augmentation de la production l'est tout autant, à cause il est vrai de l'agriculture intensive. Dans un premier temps la baisse de l'emploi paysan, pour les pays développés, a alimenté l'augmentation du nombre d'ouvriers, puis ensuite l'augmentation du nombre d'employés. Mais les maîtres du monde rêvent de plus en plus de l'usine sans travailleurs et d'un supermarché sans caissières. Sauf que si le supermarché est sans caissières, il faut en amont d'autres activités pour assurer leur élimination. C'est ce qui s'est produit pour l'agriculture, ce qui fait qu'un agriculteur d'aujourd'hui induit environ 5 postes de travail : pour fabriquer les tracteurs, les autres machines, les engrais, le conditionnement des produits, les semences, les pesticides etc.

Quelqu'un a évoqué tout le travail non salarié qui existe depuis longtemps (d'où la marchandisation) mais qui évolue étrangement : quand vous allez à la banque pour vous remplir vous-mêmes les relevés de dépôts de chèque, ou que vous vous retirez vous-mêmes votre argent, c'est chaque citoyen qui fait une partie du travail qui était autrefois dévolue aux employés de la banque. Le travail socialisé envahit aussi la vie privée.


Débat sur l'urgence


Avec la crise écologique faut-il en déduire que nos sociétés sont face à une urgence car demain le réchauffement climatique risque de devenir irréversible. A la limite peut-on penser que la survie du système étant au cœur de la crise, les classes capitalistes sont à terme dans le même bateau que les autres ? Si tout est détruit comment ceux qui ont le plus pourront-ils exploiter ceux qui ont le moins ?

Un intervenant insiste pour dire que ce n'est pas la planète qui est en danger mais l'écosphère elle-même. Les pollutions spectaculaires qui touchent des régions inhabitées comme les pôles touchent aussi l'espace !


Débat sur l'eau


Dans tout débat politique comment articuler les considérations générales et les considérations pratiques, concrètes ? Un intervenant a montré comment le débat sur l'eau et son usage allait devenir de plus en plus crucial. Faut-il se préparer à des prix de l'eau différencié ? A un tarif modeste pour l'utilisation ordinaire (ou même un tarif gratuit ?) doit correspondre un tarif bien supérieur pour l'utilisation considérée comme du luxe. Et pour les circuits d'eau faut-il différencier celui de l'eau de consommation et celui d'autres usages comme la douche, l'arrosage, la piscine ?

L'eau est un bel exemple qui montre l'interférence entre les éléments globaux de la crise tels qu'ils furent présentés par Martine Billard.

A)Décréter l'eau bien commun et non source de profit.

B) En planifier la gestion écologique.

C) Mesurer la dimension planétaire de la question.

Martine Billard a été conduite par son travail d'élu, à étudier les contrats de la Lyonnaise des Eaux ou la Générale des Eaux. Une arnaque majeure qui a été imposée à des pays comme La Bolivie. Il ne faut pas oublier que l'arrivée au pouvoir de Moralès tient au départ à des luttes contre la privatisation de l'eau à El Alto ou à Cochabamba.


Débat sur l'écologie politicienne de la droite


Avec l'exemple de la mairie de Montauban, il est facile de noter les nombreuses annonces de réalisations « vertes » de la part de la droite (avec pour symbole le Grenelle de l'environnement). Pour Martine Billard il faut prendre au sérieux la démarche : si on nous pique les idées c'est très bien car nous pouvons d'autant mieux en passer par la phase suivante, faire en sorte que les réalisations « vertes » entrent dans un projet plus globalement vert. A présent, toutes les formations politiques mettent du vert dans leurs propositions ce qui peut conduire l'écologie politique à s'en tenir à la revendication environnementaliste qui avance. Or c'est justement la preuve qu'il faut passer à la phase suivante : l'articulation du social et de l'écologique.

Les mesures vertes confortent la confusion qui gagne du terrain entre gauche et droite, car elles se répartissent dans les diverses formations avec parfois des avances non négligeables pour la droite plus décidée à bousculer le système qu'un PS plus prêt à la gérer à l'ancienne.


Conclusions politiques


Vu qu'on n'était ni dans une réunion d'experts, ni dans une réunion d'association, il était important de conclure par un point politique. La députée pense depuis longtemps qu'il faut avancer vers une force politique à gauche entre le NPA et le PS. Le PCF, les Verts, les Alternatif, le PG, aucune de ces forces ne peut représenter l'éventail en question.

Membre des Verts, elle pense donc qu'il faut aller au-delà sur la base d'une analyse du PS et de l'UMP qui fait que le PS n'arrive pas à se présenter comme alternative à Sarkozy faute d'ailleurs de comprendre le fond de la politique actuelle.

En y regardant de près, ce projet n'est rien d'autre, à l'échelle nationale, que le projet lancé en 2004 par l'AMP dans notre région, avec les difficultés rencontrés pour le faire vivre.

Pour la députée, le combat politique fait face à deux impasses : celle du « grand soir » (quand le capitalisme sera battu alors on va changer le monde) et celle du « petit matin » ai-je envie d'écrire : que chacun change son comportement et déjà le monde change.

Il faut donc une force organisée avec à la fois un projet global et des actions au quotidien.

Au quotidien, la naissance des AMAP a été rappelée comme moyen d'échapper au monde marchand traditionnel. Comment articuler à « gauche » depuis des années, cette action concrète et le projet global ? Tout est là.


Commentaire personnel et perspective avec les régionales


J'ai réellement apprécié à la fois la qualité d'écoute de Martine Billard et ses prises de position que je découvrais pour la première fois. Voici à présent un complément « électoraliste ».

Electoralement, je note: le rendez-vous des élections européennes est raté pas parce que il existe des listes différentes mais parce que les regroupements restent trompeurs. L'idée de départ de Mélenchon, aller du NPA au MRC, était erronée car le NPA a une stratégie propre qui n'est pas celle d'une force à rassembler entre lui et le PS. Toute confusion autour du mot unité fait reculer l'unité !

Pour les régionales de 2010 ? On va me dire encore que je personnalise mais j'en suis désolé, derrière les noms c'est des stratégies plus claires que derrière des « palabres » car au bout du chemin c'est pour des noms qu'on vote. Donc côté FN, c'est Louis Aliot, côté UMP c'est Brigitte Barèges, côté centre c'est Valdiguié, côté NPA c'est Myriam Martin. Toutes les forces politiques sont prêtes... sauf à gauche ! Et déjà ça sonne très mal pour la suite !

Au PS, la bataille est engagée : Martin Malvy ou Philippe Martin ? L'ancien ou le nouveau ? Sur ce choix pèse le poids du PRG qui n'a trouvé de place nulle part aux européennes et, en conséquence, il n'appelle à voter pour personne.

Le PCF toulousain est prêt à s'allier dès le premier tour avec le PS mais le débat sur l'ensemble de la région n'est pas clair même s'il semble moins favorable qu'en 2004.

Pour les Verts, José Bové a annoncé que Gérard Onesta ferait quelque chose au cours de cette élection. Témoignage dans le style tractations de couloirs alors que l'essentiel doit être l'information des simples citoyens. Gérard Onesta a deux solutions : tête de liste autonome pour les Verts ou dès le premier tour peser sur le PS pour avoir une bonne place. Une entente Philippe Martin/ Gérard Onesta peut se faire vu la solidarité des deux personnes autour de la lutte contre les OGM.

Quand Onesta dira-t-il sa décision qui pèsera énormément sur la suite?

Que fera dans ces conditions le PG ? Et le PCF ?

Il y a au moins un point très clair qui n'est pas de l'ordre du discours mais bien de l'ordre de la pratique : au premier tour l'A.M.P. est pour une liste autonome. Mais avec qui, comment et qui pour la conduire ?

Toute décision au-delà de novembre 2009 sera une catastrophe, or pour aller vers la catastrophe aucun doute que le PS fera durer le plaisir des négociations pour savoir à qui il fait le plus de place, aux Verts ou au PCF ? Catastrophe car ce petit jeu que j'ai bien connu à Montauban en 2001 a conduit à la première victoire de Brigitte Barèges. Je fais confiance à quelques héros de la politique qui aiment tant oublier le passé si bien qu'à ce jour, vu les conditions en place, je donne Brigitte Barèges gagnante. Je ne lis pas dans le marc de café mais j'analyse à partir du réel.

Je précise que ce compte-rendu ne se veut ni complet, ni définitif. Il mériterait des compléments d'autres présents donc le débat continue.


                                                                                            2-05-2009 Jean-Paul Damaggio

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:03

Andrés Morales est le correspondant de Veracruz, d'un des rares journaux au monde à appartenir encore, sous forme de coopérative, aux journalistes qui le réalisent : La Jornada. Son article du 4 avril sur une étrange épidémie à Perote commence à faire le tour du monde sans pour autant que son auteur soit présenté. Il est évoqué par exemple sur le très bon blog de Fabrice Nicolino.


Un journaliste courageux


Aux Amériques, ils sont encore nombreux les journalistes qui font leur métier et chaque fois ils vivent sous les menaces et les pressions les plus diverses. Andrés Timoteo, voici un peu plus d'un an, a eu sa maison volé car son travail n'est pas du goût du gouverneur de son Etat, Fidel Herrera. Encore le 29 avril, il se distinguait par la dénonciation d'un prêtre pédophile.


Que dit son article très court du 4 avril sur une épidémie?




1) « Les services de santé établirent une zone épidémiologique dans la petite ville de La Gloria, municipalité de Perote, car les habitants sont affectés d'une étrange infection respiratoire aiguë qui s'est transformée chez quelques enfants en broncho-pneumonie. »

Tout commence par un coup de chapeau aux services de santé qui, en fait, sont les vestiges d'un service de santé mexicain victime depuis 1982 de graves politiques de « dégraissages ». Pendant six ans, une politique de décentralisation a détruit le système national de santé, puis une « réforme sectorielle » des années 90 a porté des coups à chaque secteur, afin d'en arriver avec les années 2000 à la « démocratisation de la santé » qui, sous prétexte de contrer les dégradations des années passées, a continué d'aggraver le mal. Bref, la santé est dirigée aujourd'hui, au gré du clientélisme local (un féodalisme), par des intérêts à courte vue, ce qui ne signifie pas que le centralisme précédent était parfait. Une situation qui est tout l'avenir de la santé en France si nous n'arrivons pas à inverser la tendance ! Ce n'est pas pour rien si la dirigeante de l'OMS est une Chinoise : elle est d'un pays où les problèmes sont graves et où on veut appliquer le système de santé nord-américain ! Il s'agit de diminuer les services de santé de proximité (ceux qui peuvent détecter rapidement le mal) au bénéfice de machineries à grand coup d'anti-virus et de vaccins (qui sont utiles mais arrivent après le mal). Oui, il faut s'attaquer aux effets, mais si on remontait à la cause, ça ne serait pas mieux ?


2) « Les habitants attribuent l'apparition des infections à la contamination générée par les élevages de porcs de la Transnationale Granjas Carroll [...]. En février dernier, une employée municipale Bertha Crisostomo a demandé l'appui des autorités sanitaires car des dizaines de familles sont tombées subitement malades des voies respiratoires.»

Les signes de la maladie correspondent à ce qui deviendra ensuite la grippe porcine. Ils produisent trois décès d'enfants entre janvier et mars. Après enquête officielle, 60% des 3000 habitants de la Gloria furent déclarés victime de l'épidémie.


3) « Manuel Lila de Arce, ministre de la santé de l'Etat de Veracruz a reconnu qu'il a décrété une alerte épidémiologique à La Gloria où se dirigèrent des groupes d'intervention pour vacciner les habitants contre la grippe bien que les médecins écartent le fait qu'il s'agisse de ce mal. »

Encore une fois, ce qui dit le médecin de base est sans importance !


Le 5 avril Andrés Timoteo complète son article par une nouvelle description des lieux autour de l'élevage des porcs. L'institut mexicain de la sécurité sociale (IMSS) reconnaît que les nuages de mouches qui vivent autour des lagunes d'oxydation de l'usine ont été le vecteur de l'épidémie. Mais quelle épidémie ?

 

Le tableau se précise


C'est le 1er mai, après l'annonce de la nouvelle grippe qu'Andrés Morales reçoit le soutien d'un autre journaliste de La Jornada, Enrique Mendez, pour un nouvel article plus complet, sur le sujet et qui fait le point de la question à la lumière des derniers évènements.

La commission nationale de l'eau a reconnu que les nappes phréatiques ont été polluées par l'usine présente depuis quatorze ans, quatorze ans d'agrandissements incessants. Les responsables de l'usine ont toujours répondu par deux moyens, aux luttes des citoyens : les pressions, plus les menaces, et d'immenses campagnes de propagande pour expliquer les mesures d'hygiène phénoménales qui sont prises. Mais ces mesures sont en aval de la gestion de l'usine, pas en amont. Autour d'un animal qui présente bien, l'environnement est plein de saloperies.

On apprend qu'un documentaire de deux autres journalistes, Miguel Angel Diaz et Felipe Casanova, Pueblos Unidos, relatant la lutte des habitants de La Gloria n'a pu être diffusé, sauf dans le village concerné, par les médias de l'Etat, à cause de la pression des autorités politiques.

En 2006, les citoyens commencèrent à bloquer les routes pour empêcher l'agrandissement de l'élevage déjà monumental et six écologistes furent poursuivis, poursuites qui viennent d'être abandonnées en signe d'apaisement.

Pour la propagande, le responsable de Granjas Carroll a déclaré que si quelqu'un trouvait une seule mouche dans ses établissements, il lui offrait une grosse somme. Mais une fois de plus, en interne tout est clean (les cochons sont bien « soignés » c'est sûr...) mais ce sont les rejets qui sont au cœur du problème et les mouches sont à l'extérieur !

Par ailleurs, comble de « malchance », nous sommes dans un lieu de passage en novembre de canards sauvages canadiens.

Carlos Arias Ortiz, directeur à l'UNAM (Université Nationale Autonome de Mexico) de l'institut d'investigation bactériologique se propose d'étudier le cas pour vérifier le lien ou pas entre cette épidémie et l'épidémie générale. Il promet des résultats d'ici vingt jours. Comme nous ne sommes pas en Chine où les esprits libres sont totalement muselés, malgré les immenses pressions qui vont peser sur cet homme, pour la première fois peut-être, un lien direct va être étudié entre les industries de la pétrochimie animale et les mutations du virus de la grippe. Granjas Carroll est une filiale du géant étasunien Smithfield Foods qui a réussi à bloquer une enquête étasunienne sur le sujet (les membres de la commission du Congrès ont révélé cette obstruction systématique), mais je le pense, au Mexique, la vérité peut se faire jour.

En attendant, les services de santé de l'Etat ont fini par reconnaître un premier décès par pneumonie de Brenda Hernandez Soto le 13 janvier, puis un suivant le 8 février par broncho-pneumonie aiguë de Juan Rodriguez Hernandez, et enfin un autre le 12 mars, pour la même raison, de Giovanny Apolinar Bonnilla.

 

Fabriquer le vaccin


Le 12 mars, nous sommes trois jours après la signature d'un contrat très important entre le pouvoir mexicain et l'entreprise française Sanofi-aventis ce qui a donné lieu à un communiqué de presse glorieux (voir le site de l'entreprise). Pour ceux qui l'auraient oublié, Sarkozy était au Mexique à ce moment-là. Il s'agit d'un investissement de 100 millions d'euros pour la construction... d'une usine de vaccin grippal ! Premier but de l'usine : le vaccin contre la grippe saisonnière qui ferait entre 300 000 et 500 000 décès annuels (l'expert Mike Davis dit 1 million). Deuxième but de l'usine : la production de vaccins nouveaux contre la grippe pandémique. « La nouvelle usine de sanofi pasteur au Mexique sera construite selon les standards permettant à sanofi pasteur de basculer aisément de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique, dans l'éventualité où une pandémie de grippe humaine vienne à être déclarée et une fois la souche de virus grippal pandémique identifiée par l'Organisation Mondiale de la Santé. »

Il s'agit d'une simple coïncidence qui démontre cependant que le risque grippal est désormais intégré dans nos vies. Tout comme les médias portent leurs commentaires presque sur les seuls effets de la pandémie, sans évoquer les causes ; les services de santé se préparent à soigner le mal sans chercher des stratégies préventives pour le prendre à la racine. Telle n'est pas leur fonction.


Conclusion


Face à cette grippe, comme d'habitude les anti-capitalistes jouent sur deux tableaux. Pour faire schématique : les militants « sociaux » nient le phénomène et parlent d'un grand écran de fumée des médias pour faire vendre le Tamiflu cher à Ronald Rumsfeld ; les écolos purs parlent d'une immense catastrophe à venir et se préoccupent plus des pollutions, que des effets sanitaires contre lesquels il faut bien lutter dès à présent. Qui veut articuler les deux logiques ?

                                                    3-06-2009 Jean-Paul Damaggio

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 13:27

  Dans six semaines auront lieu les élections européennes... Calme plat dans les médias et donc  chez les futurs électeurs. Ce matin, pourtant, France Inter se décide... Journée élections européennes. Les urnes n'en trembleront pas pour autant peut-on présager. L'Alternative en Midi-Pyrénées débat sur cette question depuis des mois.
Il n'est pas inutile de rappeler sa position que les fidèles lecteurs d'Alters Echos auront remarqué dans le dernier numéro du journal. 



L'Alternative Midi-Pyrénées, lors de sa dernière Assemblée Générale, a confirmé son analyse sur les évolutions européennes et a pris position pour les Elections Européennes de cette année qui se tiendront le Dimanche 7 Juin 2009.


     1  -  L'AMP n'est pas souverainiste : elle défend la nécessité d'une véritable construction européenne, l'idée d'une Europe Sociale, Ecologiste et Démocratique, l'idée d'une Europe qui ne soit pas qu'économique, monétaire ou policière ... C'est en effet, à cet échelon européen, que nous pouvons, ou pourrions, peser sur la marche du monde, en ce qui concerne les questions sociales, écologiques, économiques et démocratiques.


     2  -  L'AMP est antilibérale et anticapitaliste et s'est battue, avec beaucoup d'autres, contre le Traité Constitutionnel Européen, qui institutionnalisait le « Tout pour le Marché » et l'Europe ultralibérale. Cette victoire contre le TCE a été réelle, sur le moment, par la convergence lors du Referendum, de multiples forces, soutenues par 55 % des citoyens et citoyennes de ce pays. Depuis, l'unité réalisée a volé en éclats, et le Traité de Lisbonne passe en force, par la seule volonté des gouvernants libéraux et sociaux-libéraux, et contre la volonté des peuples. L'U.E. actuelle se veut toujours le fer de lance de la mondialisation marchande... que l'AMP combat de toutes ses forces.


     3  -  L'AMP, pour les Elections Européennes, voulait l'unité de tous ceux qui se veulent à la fois écologistes et antilibéraux. Une telle unité pouvait porter, dans cette élection comme dans d'autres,  l'espoir d'une grande partie de la population et pouvait devenir majoritaire à gauche par rapport au PS... Mais, chaque courant, petit et moins petit, préfère défendre sa « boutique » et se compter. Ainsi, au lieu d'envoyer au Parlement Européen des représentants qui défendent notre point de vue sur l'Europe (José Bové, Raoul-Marc Jennar, Jean-Luc Mélenchon, et quelques autres...), nous risquons , par les divisions voulues par les états-majors de chaque formation, de réussir à n'envoyer aucun député pour représenter nos idées au Parlement Européen !


     4  -  L'AMP n'est qu'une association politique régionale , elle n'est pas en mesure, à elle seule, de présenter une liste sur la grande région (Midi-Pyrénées + Aquitaine + Languedoc-Roussillon) qui est la circonscription légale pour ces élections européennes. De plus, même si l'AMP le pouvait, l'AMP juge que ce ne serait pas souhaitable de contribuer ainsi à accroître une division déjà bien trop importante.


     5  -  L'AMP prend acte des listes annoncées pour les Elections de Juin 09. Chaque membre de l'AMP doit se sentir libre de s'investir dans le soutien à une liste, proche des idées de l'AMP, et d'avoir une démarche de participation citoyenne à ces élections. Chacun pourra s'exprimer aussi par le vote bien sûr.

Soulignons, toutefois, que l'AMP, en tant qu'association politique, ne participera pas à ces élections : elle ne proposera pas de candidatures et elle ne soutiendra pas de liste particulière.

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 10:59

 

Les nouvelles sucettes publicitaires de la ville de Toulouse, si propres, mobiles à souhait, furent les premières à m'annoncer que 2009, c'est l'année Jaurès. C'est donc avec intérêt que je suis allé à la journée organisée par l'Humanité le vendredi 17 avril. J'ai découvert d'abord à La Librairie de la Renaissance quelques nouveautés. Je n'ai pas résisté à l'achat du livre de Rémy Pech sur Jaurès paysan (aux éditions Privat qui savent récupérer les aides financières des collectivités territoriales). J'ai vérifié la présence d'intervenants classiques de l'historiographie communiste. Le modérateur de la deuxième série de communications eut d'autant plus raison de saluer deux absentes, Rolande Trempé et Madeleine Rebeiroux, que, sur quinze personnes qui passèrent à la tribune, il n'y avait pas l'ombre d'une femme. L'histoire serait-elle seulement un repère d'hommes ? Au colloque Olympe de Gouges de Montauban, il n'y avait que de femmes...


 

                                          Jean-Paul Scott, intervenant


Mais passons à un plat de résistance parmi bien d'autres, l'intervention de Rémy Cazals sur la grève de Mazamet en 1909 où Jaurès se proposa d'intervenir, une première fois sans pouvoir prendre la parole à cause l'opposition, et une deuxième fois où finalement il étala ses talents.

Rémy Cazals je l'ai écouté une première fois à Larrazet, il y a très longtemps, peu après la première édition de son livre sur les dites grèves paru chez Maspéro et j'ai toujours aimé sa façon de présenter l'histoire. Mais après l'avoir écouté dans un colloque à Nérac, je veux m'étonner du même raccourci présenté à Toulouse pour expliquer le fait qu'à Mazamet l'environnement soit si peu socialiste dans un département où Carmaux fait figure de référence du parti socialiste.

A chaque fois, Rémy Cazals prévient : « c'est un peu compliqué ». Pour une historiographie mythique de la classe ouvrière, que des ouvriers conduisant une forte grève soit des électeurs de droite, j'en conviens c'est un peu compliqué. Rémy Cazals explique donc : une petite ville, des conditions de travail très dures, un baron de choc (Reille) pour conduire le combat réactionnaire avec l'appui de l'église, et des patrons protestants républicains. Carmaux diffère par un seul point : c'est aussi une petite ville, avec un travail pénible et des arguments de choc de la réaction mais le marquis de Solages lié au Baron Reille est à la fois, le réactionnaire et le patron. Alors qu'à Mazamet le Baron est un héritier de l'aristocratie féodale qui peut détourner du vote républicain des gens du peuple qui associent « république et patronat de choc ». Dans ce tableau de Cazals que je résume tout est juste. Avec une donnée absente : Mazamet se mobilisa pour défendre la République en 1851 (Rémy Cazals en parle lui-même dans son livre) en conséquence pourquoi ce qui fut vrai entre 1848 et 1851 ne l'est plus sous la troisième république ? Entre-temps le catholicisme social des quarante-huitards a été éradiqué par le Second Empire ce qui fait que la Troisième république, à Mazamet, s'est seulement retrouvée entre les mains des patrons-bourgeois. Et le catholicisme de combat a pu conserver sous sa coupe des hommes et des femmes qui, avant 1851, avait compris que la République sociale ça pouvait être chose que la fausse république imposée sur la ville par les patrons protestants. Je parle du catholicisme social éradiqué en y englobant toute une vie sociale qui va avec. En 1848 l'occitan populaire pouvait être républicain ce qui ne fut pas le cas entre 1870 et 1890 (par réaction à l'usage populiste produit par le Second empire) même si Jaurès sut développer petit à petit une action et une pensée salutaire sur ce point. Et c'est là qu'on retrouve tous les mérites du Jaurès Paysan de Rémy Pech.

Cette observation n'est pas celle d'un historien pinailleur, à l'heure où les questions religieuses relèvent la tête. J'entends souvent : « à propos du catholicisme on différencie théologie de la libération et Opus Dei, alors pourquoi ne pas faire de même pour l'islam ? » Comme si toute religion avait naturellement une dimension sociale face à une dimension autoritaire ! Après l'éteignoir du Second empire, le catholicisme social relèvera la tête en France quand la République s'opposera fermement aux cléricaux. Il passera le relais à l'Amérique latine mais en vivant toujours sous les coups très durs des cléricaux. Il est plus exceptionnel que naturel. Le brouillage des questions sociales par les questions religieuses (typique du capitalisme féodal d'aujourd'hui) était la hantise de Jaurès. Mais pour le moment restons-en là.

                                                                            20-04-2009 Jean-Paul Damaggio

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 22:37


Le 17 janvier j'ai pronostiqué sur cette liste les résultats de l'élection non en lisant dans le marc de café mais en étudiant la réalité, ce qui est beaucoup plus utile. Aujourd'hui, nous en savons un peu plus sur les listes en présence.

En commençant par l'extrême droite nous savons à présent que le FN a confirmé la candidature de Louis Aliot, bras droit de Marine Le Pen, ce qui prouve la victoire de Marine dans son parti en grande difficulté. J'ai étudié le cas de Louis Aliot en 2007 dans un article que vous retrouverez sur le net en tapant « Louis Aliot, Kinocks, Jean-Paul Damaggio » car cet élu, tout en étant conseiller régional Midi-Pyrénées est conseiller municipal à Perpignan, et secrétaire général du FN ! Pour faire vite : il prône un FN à la sauce Mégret mais surtout sans Mégret.

Pour la droite, c'est aussi un Toulousain qui va conduire la liste avec le retour de Dominique Baudis en cheval de bataille contre Juppé. Avec la proportionnelle, Baudis est sûr de retrouver un poste paisible au Parlement européen, ce qui lui laissera du temps pour réorganiser la droite en Midi-Pyrénées. Je le vois mal, pour des questions d'âge, tenter un retour à la mairie de Toulouse mais sa seule présence va donner des frissons à La Dépêche du Midi.

Pour conduire la liste socialiste, pas de problème le même Toulousain reste en piste : Kader Arif tandis que quelques déçus se font remarquer de l'Ariège à Bergerac où Béatrice Patrie va devoir reprendre ses activités professionnelles ayant à présent un simple mandat d'adjoint au maire de cette ville. Je reconnais cependant que la validation des candidatures par les militants est un acte intéressant qui, tout en suscitant des polémiques, permet à chacun de voir où en est le parti. Beaucoup ont pensé que la bagarre entre H. Clinton et B. Obama desservait les démocrates, en fait elle a permis au contraire de les mobiliser. Je ne dis pas que le PS est mobilisé mais que tous les partis vont devoir s'incliner : le vote des militants devient de plus en plus incontournable.


Côté MoDem, comment Bayrou, dans sa région, va-t-il pouvoir assurer un bon score à sa liste ? Pour ce parti l'élection est décisive : après les défaites aux législatives et aux municipales, c'est la dernière élection où le MoDem peut espérer faire bonne figure. Prendra-t-il des voix à Baudis et au PS ?


Passons à l'essentiel de ce qui nous occupe : l'alternative à gauche issue du Non au TCE. La liste des Verts avec Bové veut occuper une position à gauche pendant que Cohn-Bendit et ses idées néo-libérales occupent, plus que quiconque de son pôle écologiste, les médias.

Nous avons à présent la confirmation, évoquée dès le 17 janvier, que Jean-Luc Mélenchon conduit le Front de Gauche. Il serait grave de sous-estimer l'impact que représente la création de son parti de gauche qui, dans notre région, va se sentir des ailes. Jean-Luc Mélenchon sera présent dans un meeting important à Castelsarrasin dès le 2 avril. Pas besoin d'un sondage pour savoir qu'il y aura beaucoup de monde. Mais là aussi, je me souviens des meetings Bové : il y avait beaucoup de monde, ce qui n'a pas signifié beaucoup de voix (même si je considère, comme le 17 janvier, que Bové sera élu député européen).

Côté NPA, pour des raisons sans doute d'équilibre hommes/femmes, Raoul-Marc Jennar est envoyé dans le Sud-Est pendant que Myriam Martin, encore une Toulousaine, devient la candidate pour le Sud-Ouest. Le fait cependant demeure : le NPA a joué la carte de l'ouverture relative en présentant Jennar (relative car il est membre du NPA même s'il est un nouveau membre). D'ailleurs, aussi bien Front de Gauche que NPA se sont montrés prêts à accorder une place de tête de liste aux Alternatifs, preuve que ce parti aurait pu faire l'unité... autour de lui. Mais laissons la plaisanterie : l'unité NPA et PCF n'était pas possible et ne sera pas possible pour longtemps car pour les deux partis, la question des alliances est essentielle, or pour le NPA il faut une entière autonomie vis à vis du PS, alors que pour le PCF il faut rester dans l'ombre du PS (les minoritaires de chaque camp ne peuvent faire oublier, en bonne démocratie, la place des majoritaires). Le PG devra clarifier ce point d'ici la fin de l'année ! Myriam Martin peut-elle espérer devancer Bové et Mélenchon ? Ce n'est pas à exclure. Les sondages indiquent une hésitation entre l'électorat Modem et Verts (avec Modem en tête), et une hésitation entre l'électorat NPA et Front de Gauche (avec NPA en tête). Donc entre J-L Mélenchon et M. Martin le score risque d'être serré et vu la proportionnelle sur 10 places, l'élu sera celui en tête des deux. Je pensais l'élection de Mélenchon probable mais les sondages disent le contraire. Il est évident qu'aux Européennes, vu la faible participation (ça c'est sûr par contre), la marge d'erreur est plus grande.


Comme il y aura d'autres listes comme celle de LO ou du POI les électeurs auront le choix. Et je ne dis rien de l'alliance entre De Villiers et les Chasseurs, De Villiers étant le roi des alliances de circonstance aux européennes pour tenter de faire survivre son petit parti.

                                          15-03-2009 Jean-Paul Damaggio

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 16:50

Parmi les activités de la Fête à Fermat qui s'est tenue à Beaumont le 27 mars, voici mon compte-rendu d'une des conférences, celle d'Ahmed Djebbar professeur d'histoire des maths à l'université de Lille 1 qui fut ministre de l'éducation en Algérie de juillet 1992 à avril 1994, après avoir été conseiller du président assassiné : Mohamed Boudiaf.


 



Le mot « chaîne » ici risque de s'interpréter aussitôt comme « la dictature des maths » alors qu'il faut comprendre exactement le contraire : Fermat par exemple est un grand personnage par lui-même en tant qu'acteur dans l'enchaînement des découvertes mathématiques. La démonstration d'Ahmed Djebbar, historien passionné de l'histoire des sciences, a été de ce point de vue totalement libératrice en montrant que cette histoire n'a rien de mécanique, de fatal. En partant de l'histoire arabe des mathématiques, le public a pu observer comment il était regrettable de l'ignorer pour saisir cet enchaînement, regrettable à Beaumont comme ailleurs. Des chercheurs des pays musulmans prétendent expliquer de manière idéologique que la nature de la langue permet seulement d'exprimer l'algèbre et non le raisonnement analytique, alors qu'au contraire l'étude globale conduite par Djebbar démontre que partout se posent les mêmes problèmes, que partout naissent des réponses, qu'il y a des coupures dans l'enchaînement, si bien que Fermat va redécouvrir des nombres déjà approchés des siècles avant sans qu'il le sache, d'où cette constatation de l'universel qui fait l'histoire des nombres et des maths en général. Bien sûr, cet universel a aussi une lecture idéologique en Europe où certains voudraient qu'universel rime seulement avec européen.


Le côté très pédagogique et très amusant de l'exposé de l'orateur tient au fait, me semble-t-il, qu'il montre en permanence que cette chaîne articule parfaitement mathématique appliquée et mathématique pure (à l'inverse du film de la veille qui semblait opposer les deux). Pour joindre le geste à la parole, il se croise les doigts de se deux mains comme nous pourrions les croiser pour dire aussi que s'engendrent ainsi culture populaire et culture savante (vive la dialectique). Passer d'une nécessité en matière de récitation de cinq prières à la découverte d'une loi mathématique, passer d'une nécessité en matière d'expansion de la langue arabe à des travaux mathématiques passionnants, c'est dire aux gouvernants d'aujourd'hui que financer la recherche pure est un impératif, les retombées de la recherche pouvant se produire des années après sans qu'on sache comment... et Ahmed Djebbar le dit explicitement.


A écouter, je vérifiais pour moi-même qu'il n'y a pas plus politique que l'histoire des mathématiques : la fascination pour les nombres pouvant servir soit à mesurer la superficie d'un champ, soit à y voir la marque de Dieu. Djebbar donne l'exemple du carré magique (l'expression dit bien l'alliance entre les deux phénomènes : carré c'est clair ; magique c'est mystique) qu'autrefois on plaçait sur le ventre des femmes pour assurer des accouchements sans douleur !

J'appelle aussi politique une observation au sujet d'une théorie de départ liée à la langue (voyelle mue : 0 ; voyelle inerte : 1) qui donne des résultats impressionnants sur le passage au sens des mots mais qui ne marche pas pour tous les mots, en conséquence des théoriciens peuvent être tentés de dire que ce n'est pas la théorie qui a des exceptions, mais les exceptions qui n'entrent pas dans la théorie qui devient alors « la dictature des maths ».


En bref, l'histoire qui se déroule à nos oreilles, à travers les siècles, sous le fleuve de paroles d'Ahmed, paraît fabuleuse en faisant se croiser grecs, indiens, chinois, arabes, européens, tout en nous laissant les pieds sur terre. Et si on ajoutait à l'histoire l'étude comparative avec celle de nos frères les mayas qui furent à l'écart de toute cette histoire pendant des siècles que d'émerveillements supplémentaires ! Mais insistons avec Djebbar : pour trouver les chaînons manquants de ses recherches (il en a mentionné un), pour élargir encore, l'Etat doit financer les chercheurs. Peut-être aimerais-je discuter son commentaire sur les lames de fond de l'océan chères à Fernand Braudel qui font plus l'histoire que l'écume des vagues. Pour moi, là aussi la dialectique joue son jeu... mais bon, renvoyons d'abord aux livres du conférencier, c'est déjà beaucoup.


                                                                        29-03-2009 Jean-Paul Damaggio

Livres parus :

en 2001 collection Points, Une historie de la science arabe, entretiens avec Jean Rosmorduc.

En 2005 chez Vuibert, L'algèbre arabe, genèse d'un art

En 2005, chez Pommier, l'âge d'or des sciences arabes.

En 2006 chez Hachette édition, avec Gohau Gabriel, Pour l'histoire des sciences et de techniques.

En 2006, chez Bayard jeunesse, avec Anne Blanchard, et les calligraphies de Lassaâd Matoui, Lez grand livre des sciences et inventions arabes.

En 2009, au Pommier, Les découvertes en pays d'Islam (épuisé).

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 14:52

Du salon du livre parisien où le Mexique est à l'honneur, Paco Ignacio Taibo II, qui s'y est fait remarquer en se scandalisant du prix d'entrée à une telle initiative, a pu faire un détour par Toulouse, ville où, venant d'Asturies à l'âge de 19 ans, il arriva en 1969 pour deux raisons : acheter des livres interdits en Espagne et voir une course cycliste.

Depuis, quel chemin parcouru par l'écrivain !

En ce 18 mars, il présente son Pancho Villa. Après avoir été un auteur de polar, PIT II a décidé qu'aucune fiction de ses fictions n'arrive à la cheville de l'histoire, du moins l'histoire telle qu'il l'entend. En 2001, il publie Archanges, douze histoires de révolutionnaires sans révolution possible et depuis il ne quitte pas l'histoire des « derotados ». La traductrice hésite pour rendre le mot. Elle dit « ce qui n'ont pas gagné » pour dire en fait : les VAINCUS. Avec son livre sur le Che et son monument sur Pancho Villa il continue de suivre ce filon. PIT II s'explique : « l'histoire est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux seuls historiens ». Pire que ça, il ajoutera ensuite : « L'histoire académique tue une nouvelle fois les révolutionnaires ». Aucun des travaux d'historiens sur Pancho Villa n'a jugé utile de noter que pour le général, danser, c'est faire monter la poussière. Danser la polka, la valse mais aussi des danses qui n'étaient que les siennes.

Attention, Paco étudie l'histoire comme le font les historiens. Il écrit sans rien inventer mais au contraire, après une étude la plus minutieuse possible. Sauf qu'il écrit une histoire de chair et de sang, il fait entrer le sens des mots par le conte, la légende, l'humour ou l'anecdote. J'ai bien aimé cette référence à l'anecdote.

D'ailleurs, comme le fait observer un intervenant, c'est l'anecdote, le fait divers qui alimente sa première littérature. Bien sûr, pas n'importe quelle anecdote, surtout aujourd'hui où, après avoir connu la censure franquiste ou autre, nous sommes bombardés d'informations !

Comment rendre ici les rires de part hispanophone de la salle qui, sans doute, provoquent quelque frustrations car ils anticipent la traduction ? J'ai eu cette sensation au Québec au cours d'une pièce de théâtre utilisant le joual : le public riait et moi tout bête j'attendais l'explication de mon voisin québécois.

Une autre question fut d'importance dont je donne l'esprit : jusqu'à quand le peuple aura-t-il besoin de personnalités pour le représenter plutôt que de se prendre en main lui-même ? Paco raconte avec gourmandise des histoires de chefs révolutionnaires alors que les révolutions c'est le peuple qui les fait ! Sa réponse est parfaite à mes yeux : la croyance en un sauveur suprême est aussi périlleuse que la croyance en un peuple se prenant en charge lui-même. Le peuple a toujours besoin d'un représentant, tout le problème c'est quand le représentant n'a plus besoin du peuple. Paco insiste : il a participé à bien des mouvements démocratiques où il y avait fort heureusement des représentants. Par contre décréter que le peuple a besoin d'une avant-garde, que cette avant-garde c'est que le parti, que dans le parti l'avant-garde de l'avant-garde c'est le comité central et qu'au total le représentant suprême du peuple c'est le secrétaire général, alors au moins 300 raisons de représentations se sont perdues en route.

Si Paco nous propose ses images de référence pour reconstruire la gauche, si ces images sont des figures humaines, c'est pour qu'on n'oublie pas que l'impossible a déjà eu lieu. Peut-être après cette distance affichée avec la représentation la question aurait pu de manière plus judicieuse : et les femmes dans tout ça ? J'ai repéré son récit sur la Soviétique Larissa Reisner et c'est tout.

Dans un entretien, il indique : « Creo que uno de los grandes problemas de la izquierda es reconstruir su santoral laico. » (je crois qu'un des grands problèmes de la gauche c'est la reconstruction de son martyrologue laïque). Dans cet univers de « saints » (martyrologue me semble bien trop fort par rapport à santoral) il rêve de réécrire l'histoire de « Saint » Monte Cristo ou celle des « Saints » Trois Mousquetaires, des hommes d'honneur qui poussaient l'honneur jusqu'à se battre pour une dame sans honneur !

Ceci étant son dernier livre publié en espagnol concerne un inconnu, donc un « saint » à construire. J'ai souhaité l'interroger sur cette question pour deux raisons : sera-t-il traduit car vendre en France un livre sur Tony Guiteras ça risque d'être plus dur qu'un livre sur Villa ? (on attend toujours son livre sur le 68 mexicain) et comme Cuba traverse un nouvelle phase de son histoire ça devrait nous inciter à rencontrer ce révolutionnaire d'avant Castro.

En exclusivité pour les lecteurs du blog voici quelques caractéristiques de cet inconnu : Tony Guiteras est un des piliers de la révolution cubaine de... 1933. Il mit en place, la journée de huit heures, le salaire minimum, la sécurité sociale, le droit de vote des femmes avec les premières femmes maires... un histoire très complexe presque autant que celle de Jésus de Galindez, et ceux qui ont lu mon travail sur Vázquez Montalbán ne seront pas étonnés par cette conclusion.

                                                                     19-03-2009 Jean-Paul Damaggio

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 11:21

ALTERS ECHOS 13 sortira le 19 mars. Vous y retrouverez le texte qui suit. Pour en savoir plus sur le contenu du journal, un petit clic pour aller sur la page d'accueil du blog... en haut à droite!

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La mobilité au cœur des préoccupations de chacun !

Aujourd’hui, les questions de mobilité pour des raisons professionnelles ou privées sont au cœur des préoccupations de chacun. C’est aussi un défi pour nos régions qui sont confrontées au besoin de faciliter et d’optimiser les déplacements pour les particuliers et les entreprises, aussi bien au sein de leur territoire, qu’avec l’ensemble du territoire français, voire européen, tout en intégrant des exigences environnementales et de développement durable.

Trop souvent, les solutions proposées pour répondre à ce besoin, passent par la réalisation de nouvelles infrastructures coûteuses, en particulier autoroutière, dont les effets négatifs sont prévisibles, les retombées économiques discutables voire défavorables. On voit fleurir ici ou là un projet autoroutier, qualifié de ‘petit’, juste une bretelle, un tronçon, un barreau. Des noms peu évocateurs pour des réalisations qui, mises bout à bout, auront un impact indéniable sur l’aménagement et le développement des villes et des campagnes et sur l’environnement.

Améliorer la mobilité ! Oui mais comment ?

Améliorer les déplacements sous-entend, en tout premier lieu, de repenser l’aménagement de nos territoires et d’évaluer leurs besoins réels. Les préoccupations financières de recherche d'économie, de coût énergétique, de gestion de la qualité environnementale nécessitent plus que jamais des choix éclairés.

Aménager les routes du réseau national et départemental, et développer les transports en commun interurbains au bénéfice de tous et sur tout le territoire, ou réaliser une nouvelle infrastructure autoroutière pour les besoins de quelques uns, avec un service rendu limité, est un choix important voire irréversible pour le développement d’une région.

Aussi, l’étude des besoins de mobilité - en  réponse à de vrais projets de territoire - s'avère être une nécessité et une priorité, avant toute décision de réalisation ou d'aménagement, pour que le service rendu serve l’intérêt collectif et que TOUTES les solutions soient examinées, au regard des exigences de développement durable.

Le cas du sud Tarn et la Liaison Autoroutière Castres - Toulouse (LACT).

Dans le cas du bassin Castres - Mazamet et du sud Tarn, le choix d’une Liaison Autoroutière entre Castres et Toulouse est-il la meilleure solution ? Rien n’est moins sûr ! L’aménagement de l’existant et le développement des transports en commun interurbains sont une bien meilleure réponse :

- aux besoins de mobilité du sud – Tarn. La RN 126 et le réseau routier secondaire existant aménagés et sécurisés, c’est plus de performance pour répondre aux besoins des projets de développement des territoires desservis, à leur aménagement futur et au besoin d'ouverture vers d’autres territoires, comme la Méditerranée.

- aux objectifs de développement durable et d'aménagement du territoire. C’est respecter l'identité et la valorisation des atouts d'un territoire entre Toulouse et Castres à forte vocation agricole en luttant contre l’étalement urbain. C’est développer un projet de territoire fort préservant l’identité du bassin Castres – Mazamet, pour que celui-ci ne devienne pas la banlieue oubliée de Toulouse. C’est la gestion de la qualité environnementale, la réalisation d'aménagements différents par section, en tenant compte des flux routiers réels, le développement du transport collectif ferroviaire et la mise en place d'un RER routier (bus interurbains), et conserver dans le domaine public les aménagements réalisés ou futurs.

- à l'équité sociale et l'intérêt collectif. C’est la gratuité d'accès aux aménagements déjà réalisés ou à venir pour lesquels les contribuables ont largement participé, c’est le gain de temps et la sécurité pour tous les citoyens afin de favoriser leur accès aux services ou aux pôles d'activité.

- au respect de l’environnement. C’est la préservation des terres agricoles et la biodiversité, la diminution des gaz à effet de serre et des modes de transport routiers dispendieux en énergie fossile, en accord avec les conclusions du Grenelle.

Le 04 février, la Commission Nationale du Débat Public a décidé d’organiser un débat public portant sur l’opportunité du projet LACT. Ce débat sera une chance pour la région sud Tarn car il permettra enfin de traiter démocratiquement les vraies questions que soulèvent le devenir du sud Tarn et les territoires traversés. Une occasion unique pour entamer ensemble une véritable démarche de développement durable !

Pour plus de renseignements sur le débat public et les réunions à venir : http://RN126.free.fr/

tel: 06 88 52 83 57

mail: collectif.RN126@yahoo.fr

 

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