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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 11:21

ALTERS ECHOS 13 sortira le 19 mars. Vous y retrouverez le texte qui suit. Pour en savoir plus sur le contenu du journal, un petit clic pour aller sur la page d'accueil du blog... en haut à droite!

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La mobilité au cœur des préoccupations de chacun !

Aujourd’hui, les questions de mobilité pour des raisons professionnelles ou privées sont au cœur des préoccupations de chacun. C’est aussi un défi pour nos régions qui sont confrontées au besoin de faciliter et d’optimiser les déplacements pour les particuliers et les entreprises, aussi bien au sein de leur territoire, qu’avec l’ensemble du territoire français, voire européen, tout en intégrant des exigences environnementales et de développement durable.

Trop souvent, les solutions proposées pour répondre à ce besoin, passent par la réalisation de nouvelles infrastructures coûteuses, en particulier autoroutière, dont les effets négatifs sont prévisibles, les retombées économiques discutables voire défavorables. On voit fleurir ici ou là un projet autoroutier, qualifié de ‘petit’, juste une bretelle, un tronçon, un barreau. Des noms peu évocateurs pour des réalisations qui, mises bout à bout, auront un impact indéniable sur l’aménagement et le développement des villes et des campagnes et sur l’environnement.

Améliorer la mobilité ! Oui mais comment ?

Améliorer les déplacements sous-entend, en tout premier lieu, de repenser l’aménagement de nos territoires et d’évaluer leurs besoins réels. Les préoccupations financières de recherche d'économie, de coût énergétique, de gestion de la qualité environnementale nécessitent plus que jamais des choix éclairés.

Aménager les routes du réseau national et départemental, et développer les transports en commun interurbains au bénéfice de tous et sur tout le territoire, ou réaliser une nouvelle infrastructure autoroutière pour les besoins de quelques uns, avec un service rendu limité, est un choix important voire irréversible pour le développement d’une région.

Aussi, l’étude des besoins de mobilité - en  réponse à de vrais projets de territoire - s'avère être une nécessité et une priorité, avant toute décision de réalisation ou d'aménagement, pour que le service rendu serve l’intérêt collectif et que TOUTES les solutions soient examinées, au regard des exigences de développement durable.

Le cas du sud Tarn et la Liaison Autoroutière Castres - Toulouse (LACT).

Dans le cas du bassin Castres - Mazamet et du sud Tarn, le choix d’une Liaison Autoroutière entre Castres et Toulouse est-il la meilleure solution ? Rien n’est moins sûr ! L’aménagement de l’existant et le développement des transports en commun interurbains sont une bien meilleure réponse :

- aux besoins de mobilité du sud – Tarn. La RN 126 et le réseau routier secondaire existant aménagés et sécurisés, c’est plus de performance pour répondre aux besoins des projets de développement des territoires desservis, à leur aménagement futur et au besoin d'ouverture vers d’autres territoires, comme la Méditerranée.

- aux objectifs de développement durable et d'aménagement du territoire. C’est respecter l'identité et la valorisation des atouts d'un territoire entre Toulouse et Castres à forte vocation agricole en luttant contre l’étalement urbain. C’est développer un projet de territoire fort préservant l’identité du bassin Castres – Mazamet, pour que celui-ci ne devienne pas la banlieue oubliée de Toulouse. C’est la gestion de la qualité environnementale, la réalisation d'aménagements différents par section, en tenant compte des flux routiers réels, le développement du transport collectif ferroviaire et la mise en place d'un RER routier (bus interurbains), et conserver dans le domaine public les aménagements réalisés ou futurs.

- à l'équité sociale et l'intérêt collectif. C’est la gratuité d'accès aux aménagements déjà réalisés ou à venir pour lesquels les contribuables ont largement participé, c’est le gain de temps et la sécurité pour tous les citoyens afin de favoriser leur accès aux services ou aux pôles d'activité.

- au respect de l’environnement. C’est la préservation des terres agricoles et la biodiversité, la diminution des gaz à effet de serre et des modes de transport routiers dispendieux en énergie fossile, en accord avec les conclusions du Grenelle.

Le 04 février, la Commission Nationale du Débat Public a décidé d’organiser un débat public portant sur l’opportunité du projet LACT. Ce débat sera une chance pour la région sud Tarn car il permettra enfin de traiter démocratiquement les vraies questions que soulèvent le devenir du sud Tarn et les territoires traversés. Une occasion unique pour entamer ensemble une véritable démarche de développement durable !

Pour plus de renseignements sur le débat public et les réunions à venir : http://RN126.free.fr/

tel: 06 88 52 83 57

mail: collectif.RN126@yahoo.fr

 

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 16:20

Toulouse, Montauban, Castres, Colomiers.

Au cours des dernières municipales toulousaines l'Autre liste, soutenue par l'AMP, a réussi, grâce à une argumentation étudiée, à mettre la gratuité des transports urbains au cœur des débats. Le sujet croise plusieurs réflexions politiques. La première lie l'écologique et le social. Par la gratuité des transports publics on tente de réduire l'utilisation de la voiture particulière et en même temps on aide les milieux défavorisés.

Que la commune de Colomiers ait réussi à mettre en place ce système prouve déjà sa fiabilité, même il s'agit d'une commune qui a des moyens.

Que la commune de Castres fasse de même, les Alternatifs de la ville ayant alerté les forces politiques sur ce thème, c'est la preuve qu'on peut avancer. Faut-il encore y voir à deux fois.

A Montauban un mini transport électrique a été mis en place gratuitement et sur des périodes de temps variables, pour aller des parkings au centre-ville. En même temps, les circuits du transport plus fondamental payant, de la périphérie vers la ville, sont réduits.

A Toulouse la nouvelle municipalité retarde ses promesses en matière de gratuité.

Tous ces éléments tendent à prouver que le transport gratuit s'infiltre dans les débats et les pratiques mais qu'il faut redoubler d'énergie pour en faire comprendre le côté fondamental.

D'où le deuxième point, le débat sur la gratuité. Elle ne peut pas être à géométrie variable (gratuit pour les jeunes et pas pour les autres par exemple, gratuit sur certains trajets et pas d'autres) sinon elle devient source d'inégalités, et maintien un service d'encaissement de plus en plus inutile.

Il faut différencier le principe républicain de la gratuité et le principe personnel du don. Il existe dans la société beaucoup d'activités gratuites que la marchandisation voudrait récupérer, comme la garde d'enfants par les grands-parents, la réalisation d'un blog et d'un journal comme alters échos, mais dans une affaire comme les transports urbains, nous changeons d'échelle. La bonne volonté doit être remplacée par la prise de conscience politique. Tout comme avec la Sécurité sociale (du temps où le mot sécurité appartenait à la gauche), il s'agit de relancer, face aux enjeux écologiques, une gratuité appropriée. L'eau ne peut pas être totalement gratuite car ce serait mettre sur le même plan l'eau de consommation et l'eau de la piscine particulière mais une part de l'eau consommée par les familles peut après un calcul des moyennes devenir gratuite puisque indispensable. Là la gratuité devient à géométrie variable. Par le politique, la société doit repenser les rapports entre indispensable et superflu et relancer alors les batailles pour la gratuité. En ce qui concerne les transports urbains, ils seraient une petite minorité ceux qui, par l'effet de la gratuité, passeraient leur journée dans de tels transports. Pour l'essentiel, ce transport est un bien commun indispensable et il faut faire en sorte qu'il soit socialement le moins cher possible.

La réflexion collective sur l'existant peut servir de point d'appui pour aller plus loin. Dans les campagnes, il y a des tentatives de mise en place de « transports à la demande » qui sont payants et qui souvent échouent (en direction des personnes âgées le jour du marché par exemple). Nous devons inclure ce secteur dans nos propositions et le faire sans démagogie. Un président d'intercommunalité notait que les gens signent plus facilement des pétitions pour demander de tels transports qu'ils ne les utilisent ensuite. Tout doit être pris en compte pour favoriser les transports publics.

                                                                                                                        04-10-2008 Jean-Paul Damaggio

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