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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 18:00

Nombreux responsables de la crise financière continuent de dormir tranquille sans se soucier du lendemain. Chez d'autres, c'est la déroute totale, la débandade désorganisée, un état second dans lequel ils sont plongés. Leurs sorts, c'est bien le moindre de nos soucis!

Et quand on constate que les états viennent au secours du privé pour éviter les banqueroutes, il y a de quoi être enragé.

In fine, toujours le citoyen qui paye et participe, pour renflouer les forfaitures du monde capitaliste financier.  

Les temps actuels difficiles, vont se durcir à travers cette grave crise financière, qui était malheureusement prévisible. C'est la fuite en avant dans la facilité d'entreprendre inconsidérément, dans l'exploitation sans fin du système financier, dans la démesure du toujours plus ; c'est la facilité du joker légalisé avec les paradis fiscaux(certains à nos portes) ; c'est le profit rapide à n'importe quel prix sans se soucier des conséquences sociales et humaines. Quoi de plus facile et tentant que de jouer au "monopoly truqué" grandeur nature !

Le capitalisme financier, les spéculateurs, les charognards cyniques, une fois de plus s'en sont donné à coeur joie.

En avant toute, on profite au détriment du plus grand nombre, sans ce soucier une seule seconde que par ces comportements irrationnels, dévastateurs, des conséquences dramatiques touchent socialement et économiquement une multitude de personnes dans le monde. Nous le constatons inexorablement, un monde sans scrupules, sans état d'âme, sans pitié !

Et tout ceci avec la complicité, depuis toujours, des milieux financiers, bancaires, politiques et économiques, où les régulations nécessaires et les contrôles assidus des divers systèmes financiers ne sont pas les règles basiques essentielles prises en compte depuis que les politiques néolibérales sont appliquées impudemment dans les pays industrialisés et de façon plus dramatique encore dans tous les pays dits émergents : ceux du Sud.

Ce n'est guère réjouissant ! Arriverons nous à établir le sursaut citoyen pour qu'un jour peut être nous puissions influencer le cours des événements ?

Dans ce monde individualiste, souvent égoïste, où tout est compétition, de nombreuses personnes sont démotivées, prisonnières d'un système économique dévastateur. Elles sont aussi, malheureusement, souvent indifférentes, dépolitisées par une société consumériste à outrance. Nous ne pouvons pas aujourd'hui être optimiste pour que dans un avenir proche s'établisse un monde plus juste, démocratiquement citoyen, humain et solidaire. Un monde qui doit avant tout pour avancer et continuer sereinement, penser à sauvegarder écologiquement la planète terre. Vaste défi et programme qui est un tout.

Heureusement une prise de conscience alter mondialiste existe, pour la diffusion de l'information et la compréhension des enjeux. Des mouvements oeuvrent pour l'éducation populaire. C'est un difficile challenge. Car le plus grand nombre de femmes et d'hommes lutte tous les jours pour assurer le présent et l'avenir, tout simplement, pour VIVRE décemment, dans une société aux repères décadents et inégalitaire au possible. Mais ce challenge est mené avec détermination par Attac, et bien d'autres associations. Malgré de nombreuses informations vulgarisées, de multiples avis et idées échangés entre personnes, à travers divers débats, malgré une présence sur le terrain, il faut bien convenir que dans cette société médiatisée et surinformée, (mais trop souvent mal informée intentionnellement, pour ne pas dire orientée, manipulée par les nombreux médias !) , se pose l'éternelle interrogation : « comment se rapprocher et informer judicieusement le plus grand nombre de citoyenn-e-s qui souvent sont éloignés de ces associations, pris par leurs préoccupations quotidiennes » ?

                                                                                                               Françis Melou


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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 14:29


LE GRAND CASINO

Nous n'en avons pas fini avec les répliques  de la crise financière  dont l'épicentre n'existe pas. Le système financier aux tirelires poupées russes affole les Bourses. Dans les bulles, on est passé du goût du risque à la peur. Une infime partie des capitaux est investie dans l'économie réelle. Le secteur financier invente donc continuellement de nouveaux OFNI (Objets Financiers Non Identifiés). La planète est devenue un grand casino où il faut jouer. Le monde serait à ceux qui savent prendre des risques. Et qui gagnent évidemment. Les profits relèvent de la sphère privée. Mais, quand au Black Jack le vent tourne, les pertes doivent être mutualisées. Le système libéral continue massivement ses conquêtes en privatisant, mais, c'est nouveau, il réclame sans état d'âme le recours d' l'Etat pour survivre. Le risque, oui, mais seulement si on est gagnant.

Les Etats apportent des dizaines de milliards d'euros aux banques. Les libéraux oseront-ils traiter les banquiers d' «assistés » ou continueront-ils à réserver leur qualificatif à ceux qui s'opposent au système et en subissent les conséquences par le chômage ou le recul de la prise en charge des coûts de santé ?

Cette culture du risque est chaque jour banalisée et mise en place pour entraîner les individus dans ce dogme.

Le texte qui suit date de juillet 2008. Il nous proposait quelques pistes sur lesquelles nous nous risquions à propos de l'acceptation... du risque pour une société du risque.

"Le risque est nécessaire à l'individu, le risque est nécessaire à la société. Le risque est le défi dont la société a besoin pour trouver ses repères. Une société sans risque serait une société  sans objectif, une société morte."

Bernard Kouchner le 20 novembre 1998

Par ces temps  de « partenaires », «  sponsors » et autres « mécènes d'entreprise », j'en vois déjà certains penser, à la lecture de ce qui va suivre, que ce blog est définitivement une succursale du National Weather Service  Etats- Uniens ou de la toulousaine Météo France.

Il n'en est pourtant rien. Mais l'évolution du climat, c'est l'évidence, va être au cœur de toutes les crises et de nos préoccupations. Le réchauffement est observé à la loupe, accusé de tous les maux par ceux là même qui chauffent la marmite et prétendent vouloir la refroidir sans toucher au thermostat. 

Mais quand la planète brûle par les deux bouts, écologique et social, la hausse d'un degré du thermomètre peut facilement donner aussi de la fièvre à la bourse.

FAIRE DU BLE AVEC DU BLE

 Par exemple, alors que les céréales sont confisquées par la spéculation, le Panel International sur les Changements Climatiques prévoit qu'une des conséquences des changements climatiques pourrait être une diminution de la production agricole dépendante des pluies, allant jusqu'à 50%, d'ici 2020 ! La Banque Mondiale de son côté, constate que 15% de la nourriture mondiale actuelle - dont dépendent 160 millions d'humains - pousse grâce à de l'eau tirée de sources souterraines qui s'épuisent rapidement ou de rivières qui s'assèchent. Et pendant ce temps, il faut plus de 900 litres d'eau pour faire pousser le maïs nécessaire à produire un litre d'éthanol ! Lorsqu'un fonds de pensions américain estime avoir gagné assez d'argent sur des lots de céréales, il les vend sans jamais les avoir vus et fait chuter les cours de 10, 12, voire 20 euros la tonne de céréales. Le fonds de pension en partant sous d'autres cieux boursiers, vers d'autres gains d'argent facile, laisse dans son sillage les turbulences de son passage spéculatif.

QUAND LES ASSURANCES S'EN MELENT...

La société qui nous est imposée avec comme « fatalité » la mondialisation repose sur la pseudo philosophie du risque. Le monde appartiendrait à ceux qui entreprennent, osent, « jouent »... Mais n'acceptent pas éventuellement de « perdre » ! Le libéralisme économique nous  plonge dans un monde défait, déstructuré pour toutes les solidarités. L'individu est placé en position de combattant dans un univers hostile où les meilleurs gagnent s'ils ont su prendre des risques.

Le risque est devenu une valeur.

C'est Denis Kessler, l'ancien président de la Fédération Française des Société d'Assurance (et ex vice président du MEDEF...) qui affirmait : « le risque est notre matière première.»

 LE MONDE MERVEILLEUX DES RISQUES

En juin dernier, se réunissait pour la 29ème fois, en Californie, l'Association des Risk-managers. Ils ne travaillent pas pour des sociétés d'assurances, mais pour de grandes entreprises. Ils conseillent notamment sur les dangers liés à des décisions stratégiques, lancement d'un produit, programme d'investissement... Ils font office d'interlocuteur vis-à-vis des sociétés d'assurances et  négocient ainsi avec des courtiers et des agents généraux pour mettre au point des garanties spécifiques et trouver les meilleurs tarifs. Prévision, marketing....

Un reportage récent sur le sujet s'intitulait : « Le monde merveilleux de la gestion des risques. »

Et on y lisait sous la plume de la présidente: « Je crains que nous voyions une dérive des plaintes à notre encontre tant au niveau des accidents du travail que des engagements de responsabilités vis-à-vis de tiers car nos collaborateurs et l'ensemble des citoyens qui subissent aussi le contrecoups avec des baisses de revenus pourraient être tentés de chercher d'autres sources pour compenser. »

Donc, le risque oui, mais jusqu'à un certain point. D'autant que tous ces citoyens qui se paupérisent (...n'ont pas su prendre de risque, eux !) vont, de plus, essayer de gratter quelques sous aux assurances. (Et en plus malhonnêtes... !)

 OGM : ATTENTION DANGER

Nous retrouvons ces assurances gênées aux entournures dès que le risque de contamination OGM est évoqué. En avril, un article, dans Les Echos intitulé « Les assureurs ne veulent pas prendre en charge le risque lié aux OGM », on pouvait lire que : « la Fédération française des sociétés d'assurances (FFFSA) a envoyé un courrier officiel au gouvernement expliquant que ses adhérents ne pourront pas supporter un tel risque économique.» Elle cite même le président du comité agriculture à la FFSA, qui a écrit : « Quand nous élaborons un produit d'assurance, nous établissons d'abord la fréquence du risque et l'ampleur des conséquences financières. Nous construisons un modèle économique, les tarifs sont fixés en conséquence de même que les modalités de prise en charge du dossier auprès des clients. Nous ne disposons pas aujourd'hui du modèle économique qui puisse nous permettre de prendre en charge un tel risque dans le bilan de nos entreprises ».

Les assurances refusent d'assurer les risques liés aux OGM. Elles ne veulent prendre aucun...risque ! Par exemple pour l'amiante, les premières maladies datent de 1906 en France. Dès 1918, les assurances américaines refusaient d'assurer les travailleurs de l'amiante. Il n'en a pas moins fallu attendre 1989 pour que le gouvernement américain interdise l'amiante et 1997 pour que le gouvernement français fasse de même.

« Le risque est notre matière première... » disait Kessler !

C'EST LES VACANCES : VIVE LA PLUIE !




Si vous partez en vacances entre le 28 juin et le 31 août sur la Côte atlantique en partenariat avec Gras Savoye Lille, Gras Savoye Risk Consulting a conçu pour Belambra VVF, et donc pour vous, une garantie  d'assurance  beau temps « Bonus Soleil ».

 De quoi s'agit-il ?

Dans les 17 clubs de la côte, pour un euro de plus par semaine, le vacancier touche 200 euros par semaine de pluie. Mais attention, comme pour tous les contrats d'assurance, il y a des conditions.

Il doit pleuvoir au moins 3 heures consécutives par jour entre 8 heures et 20 heures et cela 3 jours dans sa semaine de location. Tout cela sur les bases des relevés de Météo France.

 Gras Savoye parie à  200 contre 1. Mais selon eux, le risque est faible d'avoir des pluies aussi longues trois jours dans la semaine. Pourquoi donc « gratter » ainsi 1 euro à chaque vacancier?

Pour un euro, vulgariser cette culture du risque, c'est cadeau. Les risk- managers ont certainement flairé l'affaire face à cette nature « hostile ».

 « Quoique avec les modifications climatiques tout devient possible.... » nous disent les assureurs.

Même la canicule...

 CONTRAINTES ENVIRONNEMENTALES ?

 Et Réseau de Transport d'Electricité (RTE)  a planché sur les éventualités. Il a publié son analyse prévisionnelle de l'équilibre offre-demande d'électricité en France pour l'été 2008. Deux scénarios ont été étudiés : le premier prenant en compte des conditions de température proches des normales saisonnières et le deuxième introduisant une période caniculaire. Dans le premier cas, RTE indique que l'équilibre entre l'offre et la demande ne présente pas de difficulté particulière. Dans le deuxième cas et le scénario appelé « Forte chaleur », à savoir des températures supérieures de 7 °C aux normales de saison, la situation serait très différente et les capacités disponibles de production pourraient s'avérer insuffisantes. Ce deuxième cas de figure s'explique surtout par une augmentation des consommations et accessoirement par une baisse de production. Les hausses de consommation sont essentiellement dues aux systèmes de ventilation et de climatisation. Les baisses, elles, se situent essentiellement au niveau des sites nucléaires et thermiques classiques, du fait de contraintes environnementales.

Lors des épisodes de fortes chaleurs, l'eau des rivières atteint les seuils réglementaires de température de rejet d'eau des centrales nucléaires, avec pour effet soit une obligation de réduction de la production, soit un arrêt de la centrale. Toutefois, en cas de situation critique d'alimentation électrique, l'Etat par le biais des préfectures peut autoriser des dérogations.

 Un glaçon à CAPBRETON...

 Mais, nous le disions, c'est toute la marmite qui chauffe... Selon des scientifiques du National Snow and Ice Data Center de l'Université du Colorado, les possibilités de voir cet été un pôle nord dépourvu de glace se situent entre 25 et 50 %. D'après leurs observations, les épaisseurs des glaces arctiques sont actuellement les plus faibles jamais enregistrées et cela devrait rendre la banquise très vulnérable aux conditions climatiques estivales à venir.

Depuis une dizaine d'années, le recul estival des glaces de l'Arctique ne cesse de s'accélérer et le phénomène est bien plus rapide que les modèles le prévoyaient. A la fin des années 90, lors des tergiversations sur le protocole de Kyoto, un des arguments mis en avant était : il faut agir sinon la banquise estivale arctique disparaîtra à la fin du 21ème siècle. Plus les années passent et plus cette échéance est revue à la baisse ; actuellement les scénarii tablent sur une disparition totale entre 2020 et 2030.

 Donc, si vous ne voulez pas, sur la plage du Belambra VVF de Seignosse ou Capbreton où vous passerez bien sûr vos vacances en attendant la pluie, voir arriver directement un glaçon en goguette depuis le Groenland pour le glisser directement dans votre pastis, que faire ?

 Mais c'est Nicolas Sarkozy qui nous donne une partie de la réponse ce 3 juillet. Il a annoncé la construction en France d'un deuxième réacteur nucléaire de troisième génération EPR, conçu par le groupe Areva. Malgré un démenti passé le site de Tricastin serait déjà choisi et les terrains acquis.

Ce qu'il ne nous dit pas c'est si Gras Savoye Lille prenait le risque d'assurer les habitants des 3115 communes de France « invitées » à accueillir un futur centre de stockage de déchets radioactifs et si quelque assurance envisageait de couvrir sur plusieurs millénaires les risques annoncés inexistants de Tchernobyl pourtant potentiels.

Pas question, non plus, d'assurance pour les gamins de quinze et seize ans qui se font irradier dans les mines au Niger pour extraire notre uranium. Il n'y a quasiment aucune protection contre l'inhalation de gaz radon.

 Le risque est là maximum.

                                                                                                               Philippe Samson



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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 07:56

Face à la crise financière le cinéaste Michael Moore fait cette proposition : la sécurité sociale pour tous. Mais quel rapport entre sécurité sociale et crise financière ? Parce que le système capitaliste est désigné comme malade, la médecine devrait se mettre gratuitement au chevet des habitants du pays ! Michael Moore a l'habitude d'étudier la réalité à partir des questions sociales et il a pu vérifier que les insolvables refusent de payer les crédits car ils sont d'abord obligés de payer énormément pour leur santé. La couverture sociale pour tous dégagerait alors les sommes d'argent capables de payer les crédits. Les crédits à risque (dont je suis fatigué qu'on les appelle subprimes) sont au risque des malades. Je crois savoir qu'en France une assurance aide les malades qui se retrouvent incapables de payer leurs crédits.

Est-ce alors le retour de l'Etat providence assimilé à la stratégie de Keynes ?

Entre le plan financier de Bush et le refus du Congrès de quel côté se placer ?

Soyons clairs, parmi les opposants à Bush il y a ceux qui refusent toute intervention de l'Etat dans l'économie (et qui veulent donc que e système en reste à sa logique) et ceux qui acceptent cette intervention mais la juge mal dirigée puisqu'elle vole au secours des voleurs au lieu d'aider les victimes. Une fois de plus le débat politique n'est pas entre Pour et Contre, mais entre les deux camps qui veulent profiter du crime, les exploiteurs et les exploités.

Michael Moore pose donc la question juste et je ne cherche pas à savoir s'il veut sauver ou pas le capitalisme. Oui, Keynes voulait sauver le capitalisme, mais de quel danger ? Du danger « communiste » et danger « fasciste ». Après la crise de 39, le PC des USA a pu largement développer son action. Aujourd'hui Keynes n'a plus aucun intérêt car le danger ne vient plus du « communisme ». Aujourd'hui, pour sauver le capitalisme c'est Sorros qui est à l'honneur (y compris dans des milieux de gauche), Sorros l'économiste en chef d'Obama, Sorros qui veut l'intervention de l'Etat au service des plus riches.

Si à présent nous savons que le monde est devenu multipolaire suite à l'effondrement US (y compris des dirigeants européens qui se mettent à rêver de prendre sa revanche sur son mentor) il ne s'agit pas du monde multipolaire de la guerre froide mais d'un monde capitaliste multipolaire.

L'économiste mexicain Alfredo Jaime-Rahme qui avait annoncé depuis n an l'arrivée du krach reconnaît à la fois le pas en avant que constitue cette multipolarité, et le désert dans lequel se trouve la gauche pour promouvoir une alternative économique claire au capitalisme pluriel.

Lula ne s'en cache pas, il veut le développement du capitalisme brésilien et en Bolivie le théoricien Alvaro Garcia Linera vice-président parle clairement de capitalisme andin. Quant au capitalisme théocratique iranien c'est encore une autre formule !

Les schémas classiques de réponse par la social-démocratie (Keynes), le socialisme (Lénine) ou l'anarchisme ne répondent pas à la forme actuelle prise par la crise économique et idéologique. Nicolas Sarkozy peut faire volte-face tous les matins pour s'annoncer comme un être nouveau afin de mieux masquer son passé, car il sait que des milliers de gens peuvent gober ses volte-face à partir du moment où en face c'est une débâcle aussi dramatique que dans son camp.

La république démocratique ET sociale qui, depuis 1851, a marginalisé le social pour mieux dévoyer le démocratique, reste à inventer. Et il ne s'agit pas, au moment où le démocratique vacille, de penser que le social peut prendre sa revanche contre le démocratique. Non et cent fois non, il faut travailler à une république sui sera démocratique car sociale et sociale car démocratique. Politiquement, le rétablissement de cette dialectique est impératif.

Oui, Michael Moore, c'est par du social qu'on sortira de la crise et si le capitalisme pense en tirer gloire, c'est son problème. A mes yeux si le social devient la pierre angulaire d'un nouveau système, il sera déjà une sortie du capitalisme qui ne tombera pas en un jour pas plus qu'il est né en un jour.

                                                                                        2-10-2008 Jean-Paul Damaggio

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