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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 10:22
Bonjour,
Vous n'avez pas manqué dans le dernier Alters Echos la page blanche. Elle était écrite par Bernard Njonga. Les bonnes nouvelles étant rares, nous ne manquons pas l'occasion de vous faire suivre celles qu'il nous envoie.
Néanmoins son combat et celui de ses amis est loin d'être fini et certaines difficultés supplémentaires pourraient bien surgir.


 Bonjour à tous ;

Le plaisir  est le nôtre, de vous informer que le rapport de la  CONAC (Comité Anticorruption), cette institution étatique qui s’était chargée de vérifier le bien-fondé des dénonciations de l’ACDIC  vient de paraître. Non seulement la CONAC confirme les dénonciations de l’ACDIC mais aussi son rapport donne la liste des 47 agents du Ministère devant faire l’objet de poursuites judiciaires.

Ce rapport était la nouvelle du jour et a fait la UNE de tous les quotidiens camerounais de ce mercredi 05 août 2009. On ne pouvait avoir mieux.

Nous venons de gagner une bataille décisive qui marque le vrai début de notre combat contre la corruption et autres détournements qui minent le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural et sapent tous les efforts de reconquête de notre souveraineté alimentaire  

 

Tenez ! Quelques extraits du Rapport de la  CONAC :

 

«  Analyse :

-          Des cas de malversations ont été identifiés dans toutes les cinq (05) régions et tous les dix neuf (19) départements parcourus par les enquêteurs de la CONAC.

-          Les témoignages recueillis et les faits observés permettent d’affirmer que les responsabilités de ces malversations se situent à tous les niveaux de la chaîne d’encadrement.

-          Nous pouvons affirmer qu’une portion congrue seulement des ressources financières allouées à la subvention de la production du maïs dans le cadre du PNAFM est allée dans les champs.

o        36,09% des sommes débloquées pour les 97 GIC enquêtés ont été captés par 30 GIC et associations considérés comme inconnus sur le terrain

o        Sur les 97 GIC et associations enquêtés, 77 n’ont pas produit de maïs, bien qu’ayant reçu une subvention pour le faire

o        92,15% soit 95 GIC sur les 97 enquêtés déclarent n’avoir pas reçu la totalité de leur subvention

o        Seuls 29 GIC sur les 97 enquêtés soit 28,13% ont bel et bien reçu la subvention et ont effectivement fait un champ de maïs.

o        Le montant réputé détourné de la production du maïs est estimé à 611 269 555 Fcfa.

Conclusion

En définitive, il apparaît pour la mission d’enquête, que les faits dénoncés par l’ACDIC sont fondés pour une grande part et mettent à nu un vaste scandale financier autour de la gestion du PNAFM.

         Il convient ici de relever que des sommes énormes ne sont pas allées dans la culture, mais ont été distraites au détriment des véritables destinataires, à travers un système huilé mis en place depuis la Coordination Nationale du PNAFM jusqu’au chef de poste agricole des zones les plus reculées.

         De toute évidence, on peut en effet affirmer que les responsabilités dans cet immense réseau de prévarication sont partagées entre les responsables à tous les niveaux, à savoir de la Coordination du Programme à Yaoundé aux chefs de postes agricoles, en passant par les responsables départementaux et régionaux du MINADER. A ces acteurs s’ajoutent de nombreuses organisations paysannes et des producteurs individuels qui se sont délibérément prêtés à cet exercice de diversion des fonds publics.

         Des calculs effectués de manière sommaire en attendant une enquête financière plus approfondie par les services compétents les sommes ainsi détournées s’évaluent à environ 700 millions de francs CFA.

 

         Compte tenu de l’ampleur et de l’étendue de ces actes de corruption dont les conséquences peuvent affecter l’équilibre alimentaire de notre pays et entraîner des secousses sociales aux conséquences imprévisibles, il serait souhaitable que les pouvoirs publics prescrivent une information judiciaire en vue de déterminer avec exactitude la responsabilité des uns et des autres dans cette affaire afin que tous répondent chacun en ce qui concerne de leurs actes. »

 

 

Bien à vous
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Published by ALTERS ECHOS, le journal - dans Afrique
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