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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 15:38

Et ça s'appelle « une bavure policière » :

21 Avril 2007: 4 personnes, dont un couple, sortent d'un restaurant à 2 heures du matin dans une petite ville de la région. Trois ont la trentaine. Hors du restaurant, pour rigoler un peu, l'un des deux jeunes porte sur ses épaules le plus âgé d'entre eux; les 2 autres les devancent tranquillement de quelques mètres en regardant les vitrines ; quelques rires fusent. Une voiture de police s'arrête et les interpelle ... « Ne vous inquiétez pas, on s'amuse ... » Et l'altercation commence : projection sur le mur de l'un des jeunes, ensuite plaqué au sol puis tabassé et menotté ; un autre, qui tente de s'interposer, est, lui aussi, frappé et menotté. Propulsés dans la voiture de police, arcades, nez et lèvre ouverte du premier « pissent le sang » et un côté du visage de l'autre est tout enflé. Au commissariat, ils sont forcés de se déshabiller! Conduits à l'hôpital mais « accusés » de « tentative de rébellion contre des forces de l'ordre »,  ils reviennent au commissariat pour une garde à vue de 8 heures ; le matin, ils rencontrent un avocat, commis d'office. A leur sortie, ils portent plainte et trouvent 4 témoins. Puis « silence-radio » pendant de longs mois. Ils apprennent que l'IGS  a rencontré des témoins mais pas tous : la compagne de l'un des 2 jeunes n'a pas été interrogée ; et ce n'est pas la première fois qu'une telle bavure arrive dans la ville. Les deux jeunes gens restent sereins : ils ont des témoins, un avocat, ils ont été entendus par le Comité de Déontologie de la Police. Pourtant, un an après les faits, le Procureur de la République classe leur plainte sans suite pour insuffisance de preuves mais maintient celle des policiers, un mystérieux témoin, invisible dans la rue au moment des faits, confortant leurs dires. C'est le tribunal et une peine assurés ; après le passage de l'IGS, les témoignages se sont trouvés modifiés.  Et le rapport du comité de déontologie ne leur est d'aucun secours. Ils passent au tribunal le 12 novembre : pour avoir ri sur un trottoir, une nuit de printemps, ils risquent une condamnation sans proportion avec les faits (Prison ? Travaux d'Intérêt général ? Casier judiciaire ?)  ... Leurs engagements personnels et professionnels seraient alors remis en cause: comment peuvent-ils faire valoir leur simple Droit?

                                                                                                                       Mato Witko

PETITION

Nous venons de prendre connaissance de la bavure policière rapportée ci-dessus : elle a meurtri 2 innocents et risque de grever leur avenir.

 Nous demandons au Procureur de la République de Castres de ré examiner la procédure, qui doit conduire devant un tribunal, le 12 novembre prochain, messieurs Thomas Mansuy et Richez, qui ont eu simplement la malencontreuse idée de s'amuser discrètement dans une rue de la petite ville de cette région, une nuit de printemps de 2007. 

Dans ce contexte, ils exigent que la procédure  judiciaire sans fondement, qui est actuellement engagée contre eux, soit abandonnée.


Si vous voulez signer la pétition signalez-le dans la partie « ajouter un commentaire » au bas de cet article

Les signatures seront compilées. Merci.

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Published by ALTERS ECHOS, le journal
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commentaires

Jean Jallerat 29/09/2008 06:25

Je signe la pétition

samson 23/09/2008 15:46

je signe la pétition